Nadia Chahed
31 Octobre 2017•Mise à jour: 01 Novembre 2017
AA/Nice/Fawzia Azzouz
Le président français Emmanuel Macron s’est rendu mardi au Conseil de l’Europe puis à la Cour Européenne des Droits de l’Homme à Strasbourg pour plaider en faveur de la nouvelle loi anti-terroriste.
Alors que la France vit sa dernière journée sous l’état d’Urgence, le chef de l’Etat s’est déplacé à Strasbourg pour rencontrer dans un premier temps le secrétaire général du Conseil de l’Europe Thorbjorn Jagland, puis prononcer un discours devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme.
« La lutte contre le terrorisme doit être construite dans le respect constant des libertés fondamentales garanties par la Convention européenne des droits de l’homme », a déclaré Macron.
Il a ensuite souhaité rassurer les opposants à la nouvelle loi anti-terroriste qui entrera en vigueur le 1er novembre, expliquant que « la lutte contre le terrorisme n’a pas pour objet de pérenniser l’Etat d’urgence mais qu'elle prévoit des mesures nécessaires à la protection de nos compatriotes ».
S’exprimant par la suite devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme, dans un long discours, le président français a ardemment plaidé en faveur de la loi anti-terroriste.
Il a, notamment, souligné que «garantir la sûreté par la passion sécuritaire c’est faire fausse route» puis a félicité la Cour Européenne des Droits de l’Homme pour deux de ses récentes décisions, à savoir la validation de l’interdiction du voile intégral dans l’espace public, ainsi que le licenciement d’une assistante sociale qui refusait de retirer son foulard pour travailler.
Le chef de l’Etat, a concédé que «l’état d’urgence n’a pas évité les attentats dans notre pays» et qu’il est donc nécessaire de «réorganiser notre droit». Pour ce faire, la loi antiterroriste permettant de faire entrer dans le droit commun, un certain nombre des mesures de l’Etat d’Urgence, entrera en vigueur dès le 1er novembre pour « protéger la France de la menace permanente par le droit commun».
Un discours qui se voulait rassurant, et où le président Macron a, à plusieurs reprises, insisté sur le fait que « défendre les libertés n’est pas seulement un droit mais un devoir ».