Ben Amed Azize Zougmore
13 Septembre 2026•Mise à jour: 13 Septembre 2026
Le Premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Olivier Faure, a déclaré dimanche qu’il « comprendrait parfaitement » que les Français « se soulèvent » face aux difficultés liées au pouvoir d’achat, assurant qu’il serait alors « à leurs côtés ».
Invité de BFMTV, le candidat à la primaire socialiste pour l’élection présidentielle a estimé que « les salaires ne paient pas » suffisamment et que « le reste à vivre est devenu problématique » pour une partie de la population.
« Ce n’est pas moi qui dicte leur conduite aux Françaises et aux Français quand ils se soulèvent. Mais s’ils se soulèvent, je le dis aussi, je le comprendrai parfaitement et je serai à leurs côtés », a-t-il déclaré.
« Il n’est plus possible d’avoir des gens qui travaillent mais qui ne sont pas rémunérés à la hauteur de ce qu’ils font », a poursuivi Faure, estimant qu’il fallait « donner de la valeur au travail ».
Ces déclarations interviennent alors que, selon BFMTV, les services du renseignement territorial ont relevé cette semaine une intensification des appels à des rassemblements sur les réseaux sociaux pour protester contre la hausse des prix de l’énergie et la baisse du pouvoir d’achat.
La contribution des retraités serait « indécente » pour les revenus modestes
Olivier Faure s’est également opposé à une mise à contribution généralisée des retraités dans le cadre des efforts visant à redresser les finances publiques.
Le responsable socialiste a estimé qu’un retraité percevant 4 000 euros par mois pouvait être considéré comme « riche », le situant dans les 10 % de Français aux revenus les plus élevés.
Il a en revanche jugé qu’il ne serait « pas juste » de demander un effort supplémentaire aux retraités disposant de revenus plus modestes.
« Faire contribuer un retraité qui gagne 1 500 ou 2 000 euros » constitue « une forme d’indécence », a-t-il affirmé, soulignant notamment le coût élevé de l’hébergement en Ehpad.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé à ses ministres d’engager des consultations avec les groupes politiques sur une éventuelle contribution des retraités dans le cadre de la préparation du budget, tout en indiquant que les petites retraites devraient être préservées.
Mélenchon, « un concurrent », mais pas « un ennemi »
Interrogé également sur la présidentielle et les rapports de force à gauche, Olivier Faure a qualifié le leader de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, de « concurrent », tout en refusant de le considérer comme un « ennemi ».
« Je ne crois pas que Jean-Luc Mélenchon puisse gagner une élection présidentielle, mais je ne le considère pas comme mon ennemi », a-t-il déclaré.
Pour le dirigeant socialiste, son adversaire principal reste l’extrême droite.
« Je considère que mon ennemi, c’est d’abord l’extrême droite », a-t-il affirmé, défendant « un programme de gauche » et appelant à ne pas « mépriser les gens » qui se reconnaissent dans cette famille politique.
Ces déclarations interviennent quelque sept mois de l’élection présidentielle française de 2027.