France / Lyon : un militant de 23 ans grièvement blessé en marge d’une conférence de Rima Hassan
- Un jeune homme de 23 ans a été grièvement blessé jeudi soir à Lyon, en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à Sciences Po Lyon, selon les médias français
Istanbul
AA / Istanbul / Ayse Bashoruz
Un militant de 23 ans a été grièvement blessé jeudi 12 février 2026 à Lyon, en marge d’une conférence organisée à l’Institut d’études politiques de Lyon avec l’eurodéputée Rima Hassan, selon les médias français.
D’après le parquet de Lyon, les services de police sont intervenus après la prise en charge par les secours d’un homme dont le pronostic vital était engagé. Une source policière évoque l’agression de deux hommes par « une dizaine de personnes ». L’un d’eux serait « dans un état désespéré », selon l’avocat de la victime, Me Fabien Rajon.
Les faits se sont déroulés en marge d’une conférence organisée à Sciences Po Lyon. Le parquet a indiqué qu’une enquête avait été immédiatement ouverte des chefs de violences aggravées, précisant que « le contexte et les circonstances de ces faits doivent être déterminés ». Les investigations ont été confiées à la Direction interdépartementale de la police nationale.
Le jeune homme serait proche du collectif identitaire Némésis, un collectif et groupe d'action d'extrême-droite. Son avocat affirme qu’il n’était « ni agent de sécurité, ni membre d’un quelconque service d’ordre » et qu’il ne disposait « d’aucun antécédent judiciaire », d’après le média français Franceinfo.
L’incident a provoqué de nombreuses réactions. Sur le réseau social américain X, le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, a condamné « avec la plus grande fermeté la rixe d’une extrême violence » et assuré son « plein soutien à la victime », précisant que la Ville se tenait « à disposition de la Justice ».
Également sur le média social X, Rima Hassan a dénoncé « fermement » des faits « extrêmement graves et inacceptables », affirmant que le service d’ordre de son parti n’était « pas impliqué ». Manuel Bompard, coordinateur de La France Insoumise (LFI), a pour sa part indiqué sur le même média social que ni l’eurodéputée ni les équipes du parti n’avaient eu « de contact avec les groupuscules fascistes », condamnant « toute violence physique » et soulignant que « personne ne doit perdre sa vie pour ses idées ».
L’affaire intervient dans un climat de tensions récurrentes autour de conférences politiques dans les établissements d’enseignement supérieur en France. Plusieurs événements universitaires ont récemment donné lieu à des perturbations ou affrontements entre groupes militants d’orientations opposées.
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