France: le groupe d'ultra-droite "Bloc montpelliérain" dissous en Conseil des ministres
- Lors de son compte-rendu hebdomadaire du conseil des ministres, la porte-parole Maud Bregeon a expliqué que cette décision est survenue en raison « d’appels à la violence, à la haine et à la discrimination » dudit groupe
Istanbul
AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore
Le groupe d’ultradroite « Bloc montpelliérain » dissous en Conseil des ministres, annonce ce mercredi, la porte-parole du gouvernement français Maud Bregeon.
Lors de son compte-rendu hebdomadaire du conseil des ministres, la porte-parole a expliqué que cette décision est survenue en raison « d’appels à la violence, à la haine et à la discrimination » dudit groupe.
« Trois autres dissolutions de groupuscules violents d’ultragauche comme d’ultradroite feront suite », a ajouté celle qui est aussi ministre en charge de l'Énergie.
Par ailleurs, le ministère de l’Intérieur français Laurent Nunez « a lancé le travail pour la dissolution de cinq émanations locales de la Jeune Garde », qui sont des reconstitutions du mouvement d’ultragauche déjà dissous, a-t-elle rappelé.
Depuis 2017, 49 groupes, dont les derniers en date La Jeune garde et Lyon populaire, ont fait, en France, l'objet de décrets de dissolution en Conseil des ministres. Mais certains, comme Les Soulèvements de la Terre, ont fait un recours au Conseil d'État, qu'ils ont remporté.
La mort du militant nationaliste Quentin Deranque, décédé le 12 février des suites de blessures causées par une agression à Lyon avait ravivé les débats autour des activités des « groupes violents ».
Le président français Emmanuel Macron avait insisté sur le principe selon lequel « rien, rien en République ne justifie la violence ».
