Politique

France : jusqu’à 35 heures d’attente aux urgences du CHU de Dijon

- Le principal point de blocage serait le manque de « lits d’aval » dans les services hospitaliers, provoquant un engorgement des urgences. Selon des sources syndicales, la situation se serait aggravée depuis janvier

en Amed Azize Zougmore  | 07.02.2026 - Mıse À Jour : 07.02.2026
France : jusqu’à 35 heures d’attente aux urgences du CHU de Dijon

Istanbul

AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore

Les urgences du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Dijon font face à des délais d’attente pouvant atteindre 35 heures, selon des informations publiées samedi par le quotidien régional Le Bien public. Une situation qui ne semble pas pourtant récente puisque des représentants syndicaux la jugent « pire qu’en janvier ».

Un membre de la CGT du CHU, cité par le journal, affirme avoir alerté jeudi 5 février sur des tensions « qui mettent les équipes en grande difficulté ». Selon cette source, le temps d’attente en salle de soins atteignait « au minimum 30 heures » mercredi 4 février et « 35 heures » le lendemain, un chiffre corroboré par une image circulant sur les réseaux sociaux.

Il y a un mois, Le Bien public rapportait déjà près de 27 heures d’attente aux urgences dijonnaises. À l’époque, la hausse des délais était attribuée à un pic d’épidémies saisonnières, combiné à un mouvement de grève de la médecine de ville.

Le principal point de blocage reste, selon les interlocuteurs interrogés par le quotidien entre autres syndicats et direction, le manque de « lits d’aval » dans les services hospitaliers et plus largement sur le territoire. Faute de places disponibles en hospitalisation ou en structures adaptées, les patients pris en charge aux urgences ne peuvent être transférés, entraînant un engorgement durable du service.

A en croire la source syndicale citée, « deux rangées de brancards » auraient occupé mercredi le couloir du service, faute d’alternative pour accueillir les patients.

Contacté par le quotidien, le service communication du CHU confirme également de « très fortes tensions capacitaires ». L’établissement de son côté évoque notamment « le manque de lits d’aval » ainsi que « la prise en charge de plus en plus complexe de patients âgés polypathologiques, en situation de précarité sociale et sans possibilités de maintien à domicile ».

La direction souligne également des « retards dans les délais de prises en charge ambulancières pour les retours à domicile ou dans d’autres structures de soins de convalescence », qui contribuent à allonger mécaniquement les temps d’attente aux urgences.

Face à cette situation plus que préoccupante , la gouvernance du CHU assure « prendre pleinement la mesure de ces enjeux depuis le début de la période hivernale ». Elle indique avoir adapté l’organisation capacitaire hospitalière pour faire face aux épidémies et maintenir ses missions de recours régional. Des cellules de crise, en lien avec les représentants médicaux et paramédicaux, sont par ailleurs régulièrement réunies afin de « trouver des solutions quotidiennes », selon la direction.


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