France: "Jack Lang a pris la seule décision possible, la seule décision souhaitable en l'état", réagit Maud Bregeon
- Face à la pression médiatique suscitée par ses liens avec le criminel sexuel américain Jeffrey Epstein, le président de l’IMA, depuis 2013 n'a pas eu d'autre choix que de "proposer sa démission"
Istanbul
AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore
La porte-parole du gouvernement français, Maud Bregeon, a salué la décision de dimanche de Jack Lang de proposer sa démission de la présidence de l’Institut du monde arabe (IMA) auprès du ministère des Affaires étrangères, suite à l’ouverture d’une enquête financière portant sur ses liens avec le criminel sexuel américain Jeffrey Epstein.
Sur le plateau de la chaîne d’information française franceinfo, Maud Bregeon a déclaré que « Jack Lang a pris la seule décision possible, la seule décision souhaitable en l’état. »
Président emblématique de l’IMA depuis 2013 et ancien ministre français de la Culture, Jack Lang est visé par une enquête du Parquet national financier concernant ses liens avec Jeffrey Epstein, fréquenté avant son suicide en détention en 2019.
Alors que le quatrième mandat de Lang devait se terminer en décembre 2026, il a été contraint, à plus de 86 ans, de proposer sa démission, estimant vouloir « préserver l’Institut et son travail exemplaire » tout en pouvant « sereinement récuser » les accusations le concernant.
Suite aux révélations de la justice américaine le 30 janvier, l’ancien ministre socialiste apparaît comme un bénéficiaire des largesses de Jeffrey Epstein, alors même que ce dernier avait été condamné en 2008 pour pédocriminalité. Initialement, Jack Lang s’était déclaré « blanc comme neige », affirmant que la « générosité » d’Epstein n’avait jamais entraîné aucune « contrepartie ».
Finalement, face à la pression médiatique croissante, il a décidé de démissionner, décision actée par l’Élysée. Le Quai d’Orsay a lancé la procédure pour désigner son successeur à la tête de l’IMA.
