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France : Barrot évoque une « obligation diplomatique » après l’absence de l’ambassadeur américain

- L’ambassadeur des États-Unis en France ne s’est pas présenté lundi à une convocation du Quai d’Orsay, Jean-Noël Barrot se dit « surpris »

Şeyma Erkul Dayanç  | 24.02.2026 - Mıse À Jour : 24.02.2026
France : Barrot évoque une « obligation diplomatique » après l’absence de l’ambassadeur américain

Istanbul

AA / Istanbul / Seyma Erkul Dayanc

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a exprimé mardi sa « surprise » après l’absence de l’ambassadeur des États-Unis en France, Charles Kushner, à une convocation du ministère des Affaires étrangères la veille sur Franceinfo, le média public français.

L’ambassadeur « ne s’est pas présenté » lundi au Quai d’Orsay, malgré une convocation faisant suite à un message publié sur la plateforme sociale de la société X, basée aux États-Unis, au sujet de la mort de Quentin Deranque à Lyon.

Jean-Noël Barrot a déclaré : « Quand on a l’honneur de représenter son pays, les États-Unis d’Amérique, en France, comme ambassadeur, on respecte les usages les plus élémentaires de la diplomatie et on répond aux convocations du ministère des Affaires étrangères. »

Il a ajouté que répondre à une convocation constitue « une obligation diplomatique », estimant que la non-présentation relève de « sa responsabilité personnelle ».

Le chef de la diplomatie a précisé que cette situation « n’affecte en rien la relation entre la France et les États-Unis », mais « affectera sa capacité à exercer sa mission dans notre pays ».

Le ministère a décidé que Charles Kushner « ne puisse plus accéder directement aux membres du gouvernement français » à la suite de ce rendez-vous manqué.

Jean-Noël Barrot a par ailleurs affirmé que la France n’accepte « pas que des pays étrangers puissent venir interférer, s’inviter dans le débat politique national ».

Cette convocation faisait suite à un message publié sur le réseau social américain X par l’ambassade américaine à Paris, évoquant une hausse de « l’extrémisme violent de gauche » après la mort du jeune nationaliste Quentin Deranque.

Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, avait annoncé la convocation de l’ambassadeur américain afin d’obtenir des explications sur ces propos jugés inappropriés par les autorités françaises.

Dans un communiqué, le ministère a dénoncé « une apparente incompréhension des attendus élémentaires de la mission d’ambassadeur ayant l’honneur de représenter son pays ». En conséquence, Jean-Noël Barrot a demandé que Charles Kushner « ne puisse plus accéder directement aux membres du gouvernement français ».

Le ministère a toutefois précisé qu’il reste « bien sûr possible » pour l’ambassadeur américain d’exercer sa mission et de se présenter au Quai d’Orsay afin d’engager des échanges diplomatiques « permettant d’aplanir les irritants » susceptibles de survenir dans une relation d’amitié vieille de 250 ans entre la France et les États-Unis.

Proche de Donald Trump, le diplomate avait déjà suscité l’irritation des autorités françaises en août dernier, après avoir estimé « insuffisante » l’action du gouvernement dans la lutte contre l’antisémitisme. Déjà convoqué à l’époque, il s’était fait représenter par son chargé d’affaires et avait maintenu ses critiques.

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