AA/Benghazi/ Mootaz al-Majeberi
Le gouvernement libyen présidé par Abdallah al-Thani s’est félicité du contenu du communiqué diffusé par la Mission d’Appui des Nations Unis en Libye (MANUL) à l’issue du premier round du dialogue libyen (tenu à Genève) citant, notamment, «les mesures et les dispositions visant à rétablir la confiance, préserver l’unité du pays et alléger les peines du peuple libyen».
Dans un communiqué diffusé dans la nuit du lundi 19 janvier, et dont Anadolu a eu copie, le gouvernement libyen émanant du parlement de Tobrouk (est) déclare approuver les dispositions annoncées par la MANUL à l’issue du premier round de dialogue politique libyen, tenu à Genève dans le but de trouver des solutions à la crise politique, sécuritaire et institutionnelle dans le pays.
Dans le même communiqué le gouvernement al-Thani dit qu’il «approuve toutes des dispositions définies dans le cadre du dialogue de Genève» et s’engage à tout mettre en œuvre afin «de protéger le citoyen, d’aider à rétablir la confiance vis-à-vis des appareils légitimes de l’Etat et de donner au dialogue toutes les chances d’aboutir ».
Le gouvernement a, par ailleurs, appelé tous les Libyens à être conscients de la responsabilité qui leur incombe pour protéger le pays, consacrer l’union nationale et rejeter la violence.
A l’issue de la clôture du premier round du dialogue inter libyen (tenu à Genève le 15 et 16 janvier courant) sous l’égide de l’ONU, le chef de la Mission onusienne en Libye, Bernardino Léon, a déclaré que l’objectif de ce dialogue est de «mettre fin aux conflits armés en Libye, de former un gouvernement d’Union et d'aboutir à une solution qui sera acceptable pour toutes les parties libyennes sans risques d’anarchie politique et économique ».
Le dialogue inter-libyen a été pensé et initié par la Mission de l’ONU en Libye en vue de résoudre le conflit entre certains députés qui boycottent le parlement qui se réunit à Tobrouk (est) et ceux de Conseil Général National (Tripoli à l'ouest). Le premier round du dialogue s’est tenu en septembre dernier à Ghedamess (sud-ouest) et le deuxième a été reporté pour une date ultérieure en vue de se concerter avec toutes les parties de la crise libyenne.
La Libye subit, depuis des mois, une profonde crise politique entre deux courants idéologiquement opposés, à savoir le courant libéral et celui d'obédience islamique. Une crise qui a fini par donner naissance à une bipolarité gouvernementale véhiculée par deux parlements: le Congrès Général National (ancien parlement qui a repris ses séances tout récemment) et le parlement de Tobrouk (récemment dissous par décision de la cour constitutionnelle suprême).