Deux proches du défunt général iranien Soleimani arrêtés aux États-Unis, selon le Département d’État
Hamideh Soleimani Afshar, nièce de Qassem Soleimani, a été arrêtée à Los Angeles après que le secrétaire d’État Marco Rubio a révoqué leur statut de résident permanent
Istanbul
AA/Istanbul/ Esra Tekin
Le Département d’État américain a annoncé samedi que deux proches du défunt général Qassem Soleimani, commandant de la Force Qods des Gardiens de la Révolution islamique d’Iran, tué lors d’une frappe aérienne américaine en janvier 2020, ont été détenus dans l’État de Californie.
Hamideh Soleimani Afshar, nièce de Soleimani, et sa fille ont été arrêtées à Los Angeles après que le secrétaire d’État Marco Rubio a révoqué leur statut de résidentes permanentes légales (Green Card), au motif qu’elles « menaient un style de vie luxueux à Los Angeles, comme en témoignaient ses publications fréquentes sur son compte Instagram récemment supprimé », selon un communiqué officiel.
« Hamideh Soleimani Afshar et sa fille sont désormais sous la garde de l’Immigration et Contrôle des Douanes (ICE). Comme l’ont montré les médias et ses propres publications sur les réseaux sociaux, Soleimani Afshar soutient ouvertement le régime totalitaire et terroriste iranien », précise le texte.
« Pendant son séjour aux États-Unis, elle a promu la propagande du régime iranien, célébré des attaques contre des soldats et installations militaires américaines au Moyen-Orient, loué le nouveau Guide suprême iranien, dénoncé l’Amérique comme le ‘Grand Satan’ et affiché un soutien sans faille aux Gardiens de la Révolution, une organisation terroriste désignée », ajoute le communiqué.
Il est précisé que Afshar, qui devrait être expulsée, a un mari vivant à l’étranger, interdit d’entrée aux États-Unis.
« L’administration Trump ne permettra pas que notre pays devienne un refuge pour des ressortissants étrangers soutenant des régimes terroristes anti-américains », conclut le Département d’État.
En mars, Rubio avait également révoqué les visas de la fille de l’ancien chef de la sécurité iranien Ali Larijani et de son mari, tué le mois dernier dans une frappe aérienne israélienne.
*Traduit de l'anglais par Sanaa Amir
