Mennatallah H. H. M. Said A.
08 Avril 2022•Mise à jour: 08 Avril 2022
AA / Bruxelles
Des responsables de l'Union européenne (UE) se rendent, ce vendredi, dans la capitale ukrainienne Kiev, pour faire le point sur la situation résultant de la guerre menée par la Russie contre l'Ukraine, depuis plus de 40 jours.
Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, a annoncé sur Twitter qu'elle était en route pour la capitale ukrainienne, accompagnée du Haut représentant pour les Affaires étrangères de l'UE, Josep Borrell.
"J'ai hâte d'arriver à Kiev", a-t-elle tweeté, accompagnant la publication d'une photo de Borrell et du Premier ministre slovaque, Eduard Heger.
Josep Borrell a également tweeté qu'il était "en route pour Kiev".
Un responsable européen a révélé, hier, que les pays de l'UE s'étaient mis d'accord pour imposer de nouvelles sanctions contre la Russie, dont l’interdiction d'importer du charbon, suite aux accusations internationales contre Moscou, portant sur des meurtres et des tortures de civils ukrainiens.
La même source, qui a requis l'anonymat, a déclaré que l'annonce officielle des sanctions "ne sera publiée" que jeudi soir, soulignant que l'interdiction des importations de charbon "sera la première sanction européenne visant le secteur de l'énergie en Russie, en raison de sa guerre en Ukraine", selon l'agence de presse américaine Associated Press.
La sanction stipulant l'interdiction d’importation du charbon par l'Union européenne est estimée à une valeur de 4 milliards d'euros (soit 4,4 milliards de dollars) par an.
Le 24 février dernier, la Russie a entamé une guerre en Ukraine, qui a suscité de vives réactions internationales et l'imposition de sanctions économiques et financières "sévères" contre Moscou.
L'Union européenne a imposé plusieurs sanctions à des responsables russes et à des personnalités proches du Président Vladimir Poutine, accusés de complicité dans la guerre contre l'Ukraine.
Les sanctions ne visent cependant pas directement le secteur de l'énergie, car l'Union européenne n'a pas approuvé une interdiction des importations de pétrole et de gaz russes, comme c’est le cas pour les États-Unis.
*Traduit de l’arabe par Mounir Bennour