Politique

Des centaines d'Afghans manifestent contre le lynchage de la jeune Fakhunda

L'accusation d'avoir brûlé le coran qui pesait sur la jeune femme a été qualifié d' "infondée", treize policiers ont suspendus dans l'attente des résultats de l'enquête. (Ministre de l'intérieur afghan)

23.03.2015 - Mıse À Jour : 23.03.2015
Des centaines d'Afghans manifestent contre le lynchage de la jeune Fakhunda

AA / Kaboul / Mohammed Fahim Abed

Des Afghans ont manifesté lundi, dans la capitale afghane Kaboul, à l’endroit où un groupe de personnes avaient lynché, une semaine auparavant, une femme accusée d’avoir brûlé le Coran.

Farkhunda, 27 ans, avait été battue à mort, jeudi dernier, et sa dépouille a été brûlée et jetée dans la rivière de Kaboul. Des vidéos de l’incident ont montré que la jeune femme était gardée à vue par la police avant d’être emmenée par la foule.

Ce meurtre a provoqué la colère d’une grande partie de la population afghane et des centaines de personnes, majoritairement des femmes, ont manifesté lundi, portant le visage de la victime en masque.

Les manifestants ont appelé à traduire en justice les responsables de ce "crime atroce" ainsi que les policiers qui étaient présents sur les lieux et n'ont pas intervenu pour empêcher le lynchage de la jeune femme.

Des slogans tels que "punissez les coupables en public" et "Fakhunda a été brûlée par les flammes de l'ignorance" ont été brandits lors de la manifestation.

Par ailleurs, le ministre afghan de l’Intérieur, Nur al-Haq Ulumi, a déclaré que «l’enquête préliminaire a montré que les accusations qui pèsent sur Fakhunda étaient infondées» ajoutant que «treize suspects sont en état d’arrestation dans le cadre de cette affaire».

«Treize policiers, présents sur les lieux de l’incident, ont été suspendus et font l’objet d’une enquête », avait poursuivi le ministre.

Le père de Fakhunda, Mohammad Nader, a expliqué que sa fille était atteinte d’une maladie mentale depuis l’âge de 11 ans et qu’aucun traitement ne s’était avéré efficace.

Il a affirmé aux médias locaux que sa fille avait suivi des études islamiques et qu’elle connaissait une grande partie du Coran par cœur assurant qu’il est impossible qu’elle ait brûlé le livre saint.

 
Seulement une partie des dépêches, que l'Agence Anadolu diffuse à ses abonnés via le Système de Diffusion interne (HAS), est diffusée sur le site de l'AA, de manière résumée. Contactez-nous s'il vous plaît pour vous abonner.
A Lire Aussi
Bu haberi paylaşın