David Amiel nommé aux Comptes publics, Montchalin prend la tête de la Cour des comptes
- L’ex-ministre délégué à la Fonction publique succède à Amélie de Montchalin, appelée à diriger l’institution chargée du contrôle des finances publiques, sur fond de remaniement attendu du gouvernement Lecornu
Istanbul
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
Le ministre délégué chargé de la Fonction publique, David Amiel, a été nommé ministre des Comptes publics en remplacement d’Amélie de Montchalin, appelée à prendre la tête de la Cour des comptes, a annoncé ce dimanche l’Élysée dans un communiqué.
« Sur la proposition du Premier ministre, le président de la République a mis fin aux fonctions de Mme Amélie de Montchalin, ministre de l’Action et des Comptes publics », indique la présidence. David Amiel a été choisi pour lui succéder.
Amélie de Montchalin doit entrer en fonctions à la présidence de la Cour des comptes dès lundi. Cette institution indépendante est chargée de contrôler la régularité et la bonne utilisation des fonds publics par l’État, les collectivités locales et les organismes publics.
Âgé de 33 ans, David Amiel était jusqu’à présent ministre délégué chargé de la Fonction publique et de la Réforme de l’État. Député de Paris entre 2022 et 2025, membre de la commission des finances de l’Assemblée nationale, il est considéré comme l’une des figures de la génération politique apparue avec l’élection d’Emmanuel Macron en 2017.
Ancien stagiaire à Bercy lorsque Emmanuel Macron était ministre de l’Économie, il a ensuite rejoint l’Élysée auprès du secrétaire général de la présidence, avant de participer à l’élaboration du programme présidentiel de 2022. Il a été élu député à 29 ans dans la 15e circonscription de Paris.
À l’Assemblée nationale, il est notamment à l’origine d’une proposition de loi adoptée en janvier 2026 visant à modifier certains critères d’attribution de logements aux agents publics afin d’accroître la disponibilité des biens.
Cette nomination intervient dans un contexte de remaniement gouvernemental annoncé comme limité mais attendu au plus tôt en milieu de semaine prochaine, selon l’entourage du Premier ministre Sébastien Lecornu. La date pourrait dépendre du dépôt et de l’examen éventuel d’une motion de censure du Rassemblement national, annoncée sur la feuille de route énergétique du gouvernement.
Au moins deux autres départs sont évoqués. La ministre de la Culture, Rachida Dati, candidate à la mairie de Paris, a indiqué qu’elle quitterait le gouvernement avant le premier tour des municipales, fixé au 15 mars. La ministre chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Charlotte Parmentier-Lecocq, souhaite pour sa part retrouver son siège de députée.
Selon plusieurs sources concordantes, d’autres ajustements pourraient intervenir dans les prochains jours au sein de l’exécutif.
