Abdel Razek Abdallah
06 Juin 2017•Mise à jour: 06 Juin 2017
AA/ Alger
Les ministres des Affaires étrangères de l'Algérie, de l'Egypte et de la Tunisie, se sont dit, lundi, satisfaits que les protagonistes de la crise libyenne soient parvenus à déterminer les articles de l’accord politique de Skhirat destinés à être amendés.
Une réunion ministérielle tripartite Algérie-Tunisie-Egypte sur la Libye s’est ouverte hier lundi à Alger, avant de s’achever mardi, en présence des ministres des Affaires étrangères algérien, Abdelkader Messahel, tunisien, Khemaies Jhinaoui, et égyptien, Sameh Chokri.
La « Déclaration ministérielle d'Alger », a été diffusée, mardi, à l’issue de la réunion.
Les ministres des trois pays ont relevé, selon l’agence de presse algérienne officielle, "l'impératif de rejeter le recours à la violence ou de prendre toute mesure de nature à entraver le processus du règlement politique en Libye qui prolongera la souffrance du peuple libyen, particulièrement au niveau économique et humanitaire".
Par ailleurs, les trois ministres ont réaffirmé que la solution politique est le seul moyen de résoudre la crise, confirmant leur « rejet de l'ingérence et de l'option militaire ».
La Déclaration d'Alger a mis en garde contre les "retombées de la dégradation de la situation sur la sécurité et la stabilité de la Libye et de toute la région, une situation qui sert les intérêts des groupes terroristes et leur ouvre la voie d'élargir leur activités criminelles", a noté la même source.
En outre, le document a souligné l'importance de renforcer la coordination et l'échange de renseignements entre les services de sécurité des trois pays.