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Cuba dément l’ouverture de négociations avec les États-Unis

- Le vice-ministre cubain des Affaires étrangères affirme que La Havane n’a pas engagé de négociations avec Washington, tout en se disant ouverte au dialogue

Emirhan Demir  | 02.02.2026 - Mıse À Jour : 02.02.2026
Cuba dément l’ouverture de négociations avec les États-Unis

Ankara

AA / Havana / Emirhan Demir

Le vice-ministre cubain des Affaires étrangères, Carlos Fernandez de Cossio, a démenti l’ouverture de négociations avec les États-Unis, contrairement aux déclarations du président américain Donald Trump, tout en affirmant que La Havane restait disposée au dialogue.

Dans un entretien accordé à Associated Press (AP), le responsable cubain est revenu sur les tensions récentes provoquées par la décision de Washington d’imposer de nouveaux droits de douane liés à Cuba. Il a assuré qu’aucun processus de négociation n’était actuellement en cours entre les deux pays.

Carlos Fernandez de Cossio a toutefois indiqué que Cuba était prête à engager des échanges informels avec les États-Unis sur plusieurs dossiers. « Si nous pouvons établir un dialogue, cela pourrait éventuellement mener à des négociations », a-t-il déclaré.

Le responsable a précisé que d’éventuelles discussions seraient encadrées par des « lignes rouges », citant notamment la Constitution cubaine, son économie et son système de gouvernance socialiste.

Affirmant que « Cuba n’est pas une menace pour les États-Unis », il a ajouté : « Nous voulons simplement entretenir avec les États-Unis des relations comparables à celles que nous avons avec le reste du monde. »

Évoquant la situation économique du pays, fragilisée par les sanctions américaines et la baisse des livraisons de pétrole en provenance du Venezuela, Carlos Fernandez de Cossio a reconnu que Cuba traversait « une période très difficile ». « Cuba se prépare avec créativité, endurance et sérieux. Que va faire Cuba ? Regardez simplement », a-t-il lancé.

Le 30 janvier, Donald Trump avait signé un décret prévoyant l’imposition de droits de douane sur l’ensemble des produits en provenance de pays fournissant du pétrole à Cuba. La Maison-Blanche avait alors affirmé que cette décision visait à protéger les intérêts de sécurité nationale et de politique étrangère des États-Unis face aux « actions et politiques nuisibles » de La Havane.

Le 1er février, le président américain avait déclaré que des discussions avec Cuba avaient débuté, estimant que La Havane souhaiterait parvenir à un accord. Ces propos sont intervenus après plusieurs initiatives visant à restreindre les approvisionnements pétroliers en provenance notamment du Venezuela et du Mexique.

* Traduit du turc par Serap Dogansoy

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