Politique

Canada/Elections: deux partis de l’opposition conditionnent leur participation à un gouvernement minoritaire

- L’égalité dans les sondages entre Libéraux et Conservateurs (32%) laisse entrevoir la formation d’un gouvernement minoritaire, comme c’est le cas depuis le dernier scrutin d’octobre 2019

Ekip   | 18.09.2021
Canada/Elections: deux partis de l’opposition conditionnent leur participation à un gouvernement minoritaire

Canada

AA / Montréal / Hatem Kattou

Il ressort des sondages d’opinion portant sur les élections législatives canadiennes du lundi 20 septembre une égalité quasi-parfaite entre les deux principales forces politiques, en l’occurrence, les Libéraux et les Conservateurs.

Cette configuration laisse entrevoir une formation d’un gouvernement minoritaire issu du vote, ce qui s’inscrit dans la continuité de la situation qui prévaut depuis le dernier scrutin d’octobre 2019.

Face à cette éventualité, les deux outsiders de la joute électorale, à savoir, le Bloc Québécois et le Nouveau Parti Démocratique (NPD) ont posé en cette fin de campagne électorale, lancée le 15 août dernier, leurs conditions pour siéger à un gouvernement minoritaire conduit soit par les Libéraux de Justin Trudeau ou les Conservateurs qui ont pour chef Erin O’Toole.

Les deux partis d’opposition ont tenu à rappeler « les dossiers prioritaires » pour lesquels ils attendent l'adhésion du futur Premier ministre, faute de quoi, leur soutien à la chambre des communes (chambre basse du parlement) n’est pas acquis.

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a indiqué qu'il « tenait absolument à ce que le prochain gouvernement augmente, sans condition, les transferts en santé à hauteur de 28 milliards de dollars ».

« C'est assurément une condition. Sans ça, ils ont un sacré problème », a souligné Blanchet en adressant ses propos à ceux qui formeront le prochain cabinet.

« Si ce scénario (gouvernement minoritaire) se concrétise, les partis devront s'asseoir à la même table et chercher à faire des compromis, tout en respectant les champs de compétences des provinces, », a expliqué le chef du Bloc.

Tout en indiquant que les partis se doivent d’identifier des terrains d'entente, Blanchet n'envisage pas de « céder sur certains dossiers », dossiers qui se retrouvent au cœur de l’engagement du Bloc québécois, tels que l'amélioration des conditions de vie des « aînés ».

« Un gouvernement minoritaire, c’est un désaveu de la centralisation à outrance des libéraux », a-t-il conclu son intervention prononcée lors d’un meeting dans la région de la Mauricie au Québec.

De son côté, le chef du Nouveau Parti Démocratique (NPD), Jagmeet Singh, a fixé, déclaré, vendredi, trois dossiers comme étant prioritaires qu’il défendra « coute que coute » au parlement.

Il s’agit, selon lui, de la taxe devant être appliquée « aux plus riches pour redonner aux gens [...] qui ont sacrifié beaucoup dans la dernière année. C'est numéro un, primordial ».

Il a également déclaré, dans la ville de Sherbrooke (centre) où il a fait escale, que le prochain gouvernement doit « mette un terme à la crise du logement et se dote d'un plan efficace pour lutter contre les changements climatiques ».

« Ce sont des éléments essentiels pour nous », a-t-il martelé.

Il convient de noter que sous un gouvernement minoritaire – lorsque le parti au pouvoir ne détient pas une majorité absolue des sièges au Parlement –, le Chef du gouvernement doit conserver la confiance de la chambre basse et s’employer à obtenir l'appui des autres partis pour faire adopter les projets de loi.

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