Safwene Grira
29 Septembre 2015•Mise à jour: 29 Septembre 2015
AA/ Ouagadougou/ Lougri Dimtalba
Les pertes engendrées par le coup d’Etat avorté du 17 septembre au Burkina Faso s’élèvent à près de 51.5 milliards de FCFA, soit plus de 88 Millions USD, selon un bilan estimatif du gouvernement de transition burkinabè, dont Anadolu a eu copie mardi.
"La tentative de coup d’Etat a engendré des conséquences défavorables, notamment sur le plan social avec des pertes en vie humaine et des blessés et au plan économique avec la grève générale des travailleurs ayant entraîné la paralysie de l’ensemble des activités pendant une dizaine de jours", a annoncé un communiqué du Porte-parole du Gouvernement, Frédéric Nikiema, au terme d'un conseil des ministres extraordinaires tenu lundi.
Alors que le coup d'Etat a entraîné 11 morts et plus de 200 blessés, selon un bilan officiel, l’arrêt de travail a entraîné un ralentissement de la production dans les secteurs d’activités, particulièrement le secondaire et le tertiaire, informe ainsi le Gouvernement.
"Au niveau des impôts, les pertes de recouvrement occasionnées pendant la période du putsch sont estimées à environ 11 milliards de francs CFA", soit environ 18.8 Millions USD, tandis que la douane a perdu près de 9,7 milliards CFA" soit environ 16.6 Millions USD, alors que "sur le plan de la trésorerie, les pertes directes s’élèvent à 30,80 milliards de francs CFA", soit 52.8 Millions USD, selon la même source. Ce qui porte au total le volume des pertes à environ 88.2 Millions USD.
Les autorités de la transition remises en selle une semaine après le coup de force de Gilbert Diendéré, chef des putschistes, se sont félicitées du rétablissement rapide de la légalité constitutionnelle qui a permis de limiter les impacts négatifs du coup d’Etat sur la poursuite de la coopération avec les partenaires techniques et financiers (PTF).
Le gouvernement a tout de même instruit les ministres en charge du dossier à prendre les mesures idoines pour engager sans délai les mécanismes de mobilisation de ressources pour boucler une année budgétaire équilibrée en vue de relancer l’économie nationale.