AA/ Alger/ Abderrazak ben Abdallah
Le Président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a accordé, mercredi, le feu vert à son gouvernement pour entamer l’exploitation des réserves du pays en gaz de schiste.
Lors d’un Conseil des ministres, le chef de l’Etat algérien « a entendu et approuvé une communication du ministre de l'Energie, Youssef Youssfi, par laquelle il a sollicité l'accord pour l'exploitation des formations argileuses et schisteuses", indique le communiqué du Conseil ministériel, publié par l’agence de presse officielle algérienne.
Le communiqué a rappelé que toute activité se rapportant sur l’exploitation des schistes nécessite l’approbation préalable du Conseil des ministres.
« Bouteflika a instruit le gouvernement de veiller à ce que la prospection, et plus tard l'exploitation, des hydrocarbures des schistes soient menées avec le souci permanent de préserver les ressources hydriques et de protéger l'environnement », d’après le texte.
Les indices préliminaires témoignent d’une richesse nationale conséquente en hydrocarbures de schiste, selon le communiqué. Pour confirmer ce potentiel, un plan de forage de 11 puits, au moins, sera lancé durant une période allant de 7 à 13 ans.
« L’Algérie occupe la troisième place au classement des pays détenteurs de gaz de schistes, derrière la Chine et l’Argentine », selon un rapport du Département américain de l’Energie qui estime les réserves algériennes à 19 800 milliards de mètres cubes.
Le gaz de schiste fait partie des hydrocarbures non conventionnels puisqu’il est contenu dans des roches marneuses ou argileuses riches en matières organiques, roches qui peuvent avoir une structure litée de schiste.