Politique

Biden évite de condamner les violences policières israéliennes lors des funérailles de Shireen Abu Akleh

- Le président américain a déclaré qu'il ne connaissait pas les détails de l’affaire

Mennatallah H. H. M. Said A.   | 14.05.2022
Biden évite de condamner les violences policières israéliennes lors des funérailles de Shireen Abu Akleh

Washington DC

AA / Washington

Le président américain, Joe Biden, a évité, ce vendredi, de condamner les violences commises par la police israélienne, lors des funérailles de la journaliste d'Al-Jazeera, Shireen Abu Akleh, dans la ville occupée de Jérusalem.

C’est ce qui ressort d'une conférence de presse, au cours de laquelle un journaliste lui a demandé s'il condamnait l'agression et le passage à tabac des participants au cortège funèbre de Shireen Abu Akleh par les forces israéliennes.

Biden a déclaré : "Je ne connais pas tous les détails de ce qui s'est passé (lors des funérailles de Shireen Abu Akleh), mais je sais qu'une enquête doit être ouverte sur l'affaire".

Avant la conférence de presse de Biden, la porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki, a affirmé que l'administration américaine était "profondément troublée" par les images des scènes de violence à la sortie de l'hôpital Saint-Joseph du cercueil de la journaliste Shireen Abu Akleh, après l'assaut des forces israéliennes, dans l'enceinte de cet hôpital de Jérusalem.

Psaki a condamné ce qu'elle a décrit d'images "extrêmement troublantes de la police israélienne faisant usage de matraques et prenant d'assaut le cortège funèbre de la correspondante (et citoyenne) palestino-américaine d'Al-Jazeera, Shireen Abu Akleh".

"Nous déplorons l'intrusion dans ce qui aurait dû être une procession dans le calme. Nous avons exigé du respect pour la procession funèbre, les proches de la défunte et la famille dans ce contexte sensible", a expliqué Psaki.

Plus tôt, dans la journée du vendredi, la police israélienne a attaqué des Palestiniens qui participaient au cortège funèbre de la journaliste Abu Akleh, à Jérusalem-Est.

Des Palestiniens avaient tenté de quitter l'hôpital français, dans le quartier de Sheikh Jarrah, portant le cercueil de la journaliste sur les épaules, en scandant des chants nationalistes et en brandissant le drapeau palestinien.

Le Croissant-Rouge palestinien a déclaré, dans un communiqué, que "des dizaines de Palestiniens ont été blessés lors de l'assaut de la police israélienne contre l'hôpital français".

La police israélienne a, pour sa part, expliqué dans un communiqué que "des émeutiers ont enfreint la loi et ont profité de la procession funéraire pour troubler l'ordre".

Le ministère palestinien de la Santé a annoncé, mercredi, la mort de la correspondante de la chaîne qatarie Al-Jazeera, Shireen Abu Akleh, 51 ans, après avoir été touchée à la tête par un tir de l'armée israélienne, dans la ville de Jénine.

L'Autorité palestinienne et le réseau Al-Jazeera ont accusé Israël d'avoir délibérément tué Shireen Abu Akleh, en lui tirant dessus, alors qu'elle exerçait son métier. L'armée israélienne a, pour sa part, déclaré que ses premiers éléments d’enquête indiquaient que la reporter palestino-américaine avait été "tuée par des hommes armés palestiniens".


* Traduit de l’arabe par Mounir Bennour.

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