AA/Addis-Abeba / Addis Getachew
Un comité technique incluant des représentants de l’Egypte, du Soudan et de l’Ethiopie s’est réuni, mercredi dans la capitale éthiopienne, pour sélectionner une société de conseil qui sera chargée de mener des études d’évaluation sur le mégaprojet éthiopien du barrage sur le Nil "Renaissance".
Le Comité national technique tripartite (CNT) devrait choisir une firme de consulting internationale parmi les quatre proposées pour effectuer deux études sur le barrage qui devrait être achevé en 2017.
Les études ont été recommandées par un panel d’experts internationaux qui s’est réuni en 2011 pour discuter du potentiel d’impact de l’édifice.
L’annonce de la société sélectionnée sera faite jeudi. Après quoi, le contrat avec la société sera établi et les points de négociations spécifiés par le cabinet juridique britannique Corbett.
Le ministre égyptien des Ressource en eau et de l’Irrigation, Hussam Moghali, et le ministre éthiopien de l’Eau, de l’Irrigation et de l’Energie, Alemayehu Tegenu, ont présidé la réunion de mercredi.
Le ministre soudanais de l’Eau, Moataz Moussa, devrait les rejoindre jeudi.
Le mois dernier, les dirigeants du Soudan, de l’Egypte et de l’Ethiopie ont signé une Déclaration de principes sur le barrage sur le Nil.
Les présidents égyptien, Abdel-Fattah al-Sissi, et soudanais, Omar al-Bashir, ainsi que le Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, ont signé la déclaration à Khartoum, la capitale soudanaise.
L’Ethiopie projette de construire plusieurs barrages pour la production de l’électricité, dont le barrage de la Renaissance sur le Nil, d’une valeur de 6,4 milliards de dollars US, et qui a mis à rude épreuve les relations du pays avec l’Egypte.
L’édifice baptisé barrage de la "Renaissance" a en particulier suscité les craintes de l’Egypte quant à son impact sur sa quote-part annuelle des eaux du Nil, évaluée actuellement à 55,5 milliards de mètres cubes et sur sa sécurité nationale en cas d’effondrement de l’édifice.
Addis-Abeba a, cependant, affirmé à plusieurs reprises que le barrage profiterait aux deux Etats en aval du Nil, le Soudan et l’Egypte.
Après plusieurs mois de tension, l'Ethiopie et l'Egypte ont réussi à reprendre des pourparlers tripartites - incluant également le Soudan - après la rencontre, en juin dernier, en Guinée équatoriale, du Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, et du président égyptien, Abdel-Fattah al-Sissi.