AA/ Alger/ Ahmed Aziz
Le ministère algérien de la Défense a ordonné, vendredi, le "recours excessif à la force" aux patrouilles déployées sur les frontières ouest et sud du pays contre tout groupe armé ou contrebandier qui tentent de s'infiltrer sur le sol algérien, selon une source sécuritaire.
Cette décision intervient après deux jours du message du Président Abdelaziz Bouteflika dans lequel il a qualifié l’infiltration d’un groupe armé en provenance du nord du Mali d’« agression extérieure ».
L’armée algérienne a changé, ainsi, les règles d’affrontement, selon la source sécuritaire. Dorénavant, les forces sur les frontières ne procèderont pas à la sommation des voitures qui tentent de s’infiltrer dans le territoire algérien mais vont tirer directement sur ces véhicules.
Ce renforcement des règles d’affrontement, selon la même source, est justifié par des informations sur la grave dégradation des conditions sécuritaires dans le nord du Mali et dans une zone montagneuse « Ifoghas » dans le sud-ouest libyen, ainsi que la présence du leader d’Al-Qaïda Mokhtar Bel Mokhtar dans cette région.
Depuis 2011, l’Algérie a déployé 100 mille soldats sur ses frontières avec le Mali et la Libye.