AA / Beyrouth / Jad Yatim
Un dirigeant du Front al-Nousra dans le Qalamoun (Est de la Syrie) a indiqué lundi, que les combattants du Front ont lancé, dimanche, une « attaque surprise » contre les positions du Hezbollah au niveau des frontières libanaises avec la Syrie.
Un responsable du parti chiite libanais a affirmé que cette attaque « n’était pas la première et ne sera pas la dernière ».
S'agissant des informations relatives au nombre des victimes,elles sont contradictoires.
Au moment où le dirigeant du Front al-Nousra évoque « un martyr et un blessé dans les rangs du Front contre 21 morts parmi les membres du Hezbollah», la source autorisée du parti libanais avance: « le nombre de nos martyrs est, de loin, moindre que celui mentionné par les médias, tandis que les victimes des assaillants sont nombreuses ».
La source du Hezbollah, qui a souhaité garder l’anonymat, a affirmé à Anadolu:« les assaillants syriens sont ceux qui ont attaqué nos positions», estimant cependant, que l’attaque «a complètement échoué ».
Il a motivé cette action par « leur position difficile dans le Qalamoun syrien, ce qui les pousse à chercher un pied à terre dans un village ou une ville peuplés à l’approche de l’hiver».
De son côté, le dirigeant du Front al-Nousra a déclaré à Anadolu, via Internet: « Nous avons appris par nos propres sources qu’ils (le Hezbollah) comptent lancer une large offensive contre plusieurs de nos positions, avec le concours de l’armée libanaise et du régime syrien, nous avons donc décidé de les surprendre pour déjouer leur attaque ».
Il a, également, démenti la prise d’otages dans les deux camps.
Et le dirigeant de poursuivre : « Nous avons tenté d’emmener notre blessé à Arsal pour qu'il reçoive les soins nécessaires, mais c’était sans compter sur le refus du général Abbès, directeur général de la Sûreté libanaise, qui a exigé la libération de trois soldats détenus chez nous ».
« Nous avons dès lors refusé et transmis à Abbes, via un intermédiaire, que nous tentons de stopper l’effusion du sang et de ne pas lancer une bataille contre l'armée», a précisé du dirigeant du Front.