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France : Lecornu promet un débat parlementaire sur l’opération américaine au Venezuela

- Le Premier ministre français a qualifié d’« illégale » l’opération militaire menée par les États-Unis au Venezuela et s’est engagé à l’organisation d’un débat au Parlement, à la demande de plusieurs groupes politiques

Serap Doğansoy  | 06.01.2026 - Mıse À Jour : 07.01.2026
 France : Lecornu promet un débat parlementaire sur l’opération américaine au Venezuela

Istanbul

AA / Istanbul / Serap Dogansoy

Le Premier ministre français Sébastien Lecornu a promis ce mardi qu’un débat « aura lieu » au Parlement sur l’opération militaire américaine au Venezuela ayant conduit à la capture de Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores.

S’exprimant lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, le chef du gouvernement a indiqué que ce débat serait organisé si les présidents de groupe le saisissaient formellement dans le cadre de l’article 50-1 de la Constitution. « Oui, un débat aura lieu, je m’y engage », a-t-il déclaré, répondant au député communiste Stéphane Peu.

Au cours de son intervention, Sébastien Lecornu a jugé l’opération américaine « illégale », estimant qu’elle contrevenait à la Charte des Nations unies. « Tout est illégal dans cette affaire : le régime de Nicolás Maduro, le cycle électoral de 2024 et l’opération militaire américaine », a-t-il affirmé, appelant à une « transition démocratique » au Venezuela autour de Edmundo Gonzalez Urrutia, que la France considère comme élu président en 2024.

La veille, plusieurs groupes parlementaires, dont La France insoumise et le Parti communiste français, avaient demandé au gouvernement l’organisation d’un tel débat, éventuellement suivi d’un vote sans valeur législative.

La cheffe des députés LFI, Mathilde Panot, avait notamment réclamé que le gouvernement présente la position de la France sur les « actions illégales » des États-Unis au Venezuela, estimant nécessaire un débat parlementaire sur l’orientation de la politique étrangère française.

Rappelant la position officielle de Paris, Sébastien Lecornu a souligné que la France restait « du côté de la Charte des Nations unies et du droit international », une ligne déjà exprimée par le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, selon lui « sous l’instruction du chef de l’État ».​​​​​​​

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