Turquie, Opération Source de Paix

Contrairement aux Etats-Unis et à la Russie, la priorité de la Turquie est la sécurité des civils

- La Turquie attache la plus grande importance à ne cibler que les abris, les cachettes, les positions, les armes, les véhicules et les outils des terroristes en faisant attention à ce que les infrastructures civiles soient épargnées.

Ayvaz Çolakoğlu   | 16.10.2019
Contrairement aux Etats-Unis et à la Russie, la priorité de la Turquie est la sécurité des civils

Ankara

AA - Ankara

Contrairement aux Etats-Unis et à la Russie, la Turquie met en avant la sécurité des civils, lors des opérations anti-terroristes menées en Syrie.

La Turquie attache la plus grande importance à ne cibler que les abris, les cachettes, les positions, les armes, les véhicules et les outils des terroristes en faisant attention à ce que les infrastructures civiles soient épargnées.

Le ministère de la Défense a déclaré que lors de l'opération "Source de Paix", tout a été mis en œuvre, avec la plus grande rigueur, afin que les civils, les monuments historiques et culturels, les infrastructures publiques ainsi les éléments alliés ne subissent aucun préjudice.

Cette situation a pu être constatée lors du direct diffusé le 14 octobre par l'Agence Anadolu (AA) depuis Tal Abyad.

Les caméras d'Anadolu ont pu relater qu'après 4.5 ans passé sous l'occupation des terroristes, les habitants de cette ville ont repris le cours normal de leur vie dans la sécurité et la sérénité.

Même les aides humanitaires n'ont pas été interrompues lors des opérations à Afrin

Cette sensibilité des forces armées turques (TSK) a pu être observé à la fin de la dernière opération "Rameaux d'oliviers" menée à Afrin.

En mars 2018, lorsque l'opération a pris fin et que les forces de l'ordre sont rentrées dans la ville, on a pu observer que seuls les points où étaient stationnés les terroristes avaient subis des dégâts.

D'ailleurs, les observateurs de l'ONU et de la Croix Rouge avaient pu confirmer cette attention après avoir constaté que des bâtiments comme les hôpitaux et les mosquées n'avaient aucun impact de balle.

Grâce aux garanties données par la Turquie, la Croix Rouge avait fait parvenir les aides humanitaires à Afrin.

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Jens Laerke, porte-parole du Bureau de coordination des Affaires humanitaires (Ocha), qui dépend du Secrétariat des Nations Unies, avait précisé, le 6 février 2018, que malgré l'opération "Rameaux d'oliviers", la distribution des aides n'avaient pas subi d'interruption dans la région.

Cette sensibilité de la Turquie a d'ailleurs été, une fois de plus, prouvé le 23 février, lorsque l'armée turque avait pris en chasse deux convois avançant vers Afrin. L'un de ces convois, appartenant à des civils, avait été épargnée tandis que celle qui transportait des munitions avait été détruite.

Les civils ont payé cher l'opération de Mossoul

Contrairement à la Turquie, les Etats-Unis, qui ne prennent pas en compte la présence de civils, ont causé des dégâts considérables, avec leurs prétendus alliés locaux, lors des opérations menées en Irak et en Syrie.

Les Etats-Unis ont bombardé pendant 9 mois, la ville de Mossoul, considérée comme le fief de Daesh.

En septembre 2016, la ville a effectivement été nettoyée des membres de Deash, mais elle a été complètement ruinée.

A la fin des opérations, des corps de civils ont été retrouvés sous les décombres.

Le Haut-Commissariat des Droits de l'Homme en Irak avait fait état de 4 milles 720 corps retrouvés. Parmi eux, 2 milles 666 corps avaient pu être identifiés tandis que les 2 milles 54 autres n'avaient pu l'être.

Raqqa a été détruite à 90%, la ville est devenue une fosse commune

Les Etats-Unis, avec l'aide qu'ils ont apporté à l'organisation terroriste du YPG/PKK en Syrie, ont pu chasser Daesh de Raqqa en octobre 2017.

En comparaison des anciennes images prises par Anadolu, on a pu constater que Raqqa a été complètement ravagée.

Raqqa, a été la ville du plus grand nombre de civils tués pendant les opérations menées en Syrie. La découverte de fosses communes a démontré l'ampleur des ravages.

Tandis qu'elle ne possédait que deux cimetières, après les opérations menées par les américains avec le soutien du YPG/PKK, entre novembre 2016 et Octobre 2017, la ville s'est transformée en cimetière géant où les corps des personnes décédées ont été enterrés n'importe où.

Selon un rapport du Réseau syrien des droits de l'homme (SNHR), publié en mars 2019, environ 2 milles 323 personnes, dont 543 enfants et 346 femmes ont été tuées. La plupart était des civils.

De plus, Amnesty International avait appelé les Etats-Unis, la France et l'Angleterre, le 5 juin 2018, à faire toute la lumière et à avouer "l'ampleur des pertes humaines et de la destruction de la ville".

Après les attaques, 560 milles civils, dont la majorité de Raqqa, ont dû quitter leurs maisons.

Anadolu, avait mis en évidence la bataille pour la survie de la population

Anadolu avait fait plusieurs reportages avec des habitants qui n'avaient d'autres choix que de retourner à Raqqa après la destruction.

Les vidéos diffusées par Anadolu, montraient une ville complètement anéantie avec des bâtiments détruits des deux côtés de la rue ainsi que des voitures sous les gravats.

Par ailleurs, certains magasins avaient fermé à cause des bombardements. Au retour, les commerçants avaient constaté que certains bâtiments n'avaient plus de toit et que les volets de leurs magasins avaient été forcés. Les images montraient également une ville complètement pillée.

Les massacres russes à Alep

Le comportement des russes n'a été guère différent de celui des américains.

La ville d'Alep, assiégé entre septembre et décembre 2016 par les soldats de Bachar Al-Asad, a vu s'intensifier les bombardements russes, rayant pratiquement une partie de la ville de la carte.

L'aviation russe a pris directement pour cible les quartiers Est de la ville.

Selon les informations du SNHR, en 3 mois de siège, 442 civils dont 121 enfants et 71 femmes ont été tués. Environ 45 milles civils ont de fuir vers les zones au nord de la Syrie, contrôlées par les opposants au régime.

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