États-Unis/Iran : le vice-président américain exclut toute guerre prolongée au Moyen-Orient
- Le président Donald Trump envisage d’éventuelles frappes contre l’Iran, mais il n’y a « aucune chance » d’un conflit qui s’éternise, affirme JD Vance au Washington Post
Istanbul
AA / Istanbul / Gizem Nisa Demir
Le vice-président américain JD Vance a déclaré jeudi que, si le président Donald Trump étudie la possibilité de frappes militaires contre l’Iran, il n’y a « aucune chance » que les États-Unis s’engagent dans une guerre prolongée.
S’exprimant auprès du Washington Post, Vance a indiqué ne pas connaître la décision finale de Trump, évoquant un éventail d’options allant d’une action militaire « pour garantir que l’Iran ne puisse pas obtenir l’arme nucléaire » à des solutions diplomatiques.
« L’idée que nous soyons engagés pendant des années dans une guerre au Moyen-Orient sans perspective de fin n’a aucune chance de se concrétiser », a-t-il affirmé.
Âgé de 41 ans, vétéran du Corps des Marines et ancien critique de la guerre en Irak, Vance s’est décrit comme un « sceptique des interventions militaires à l’étranger », laissant entendre que Donald Trump partage cette approche prudente.
« Je pense que nous privilégions tous l’option diplomatique », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, il a évoqué les débats internes au Parti républicain sur la politique américaine au Moyen-Orient, notamment concernant les relations avec Israël, soulignant l’importance d’un échange ouvert.
Commentant une récente interview entre l’ancien animateur de Fox News Tucker Carlson et l’ambassadeur des États-Unis en Israël Mike Huckabee, Vance a déclaré : « Je retiens qu’il s’agit d’une conversation essentielle pour la droite américaine, non seulement pour les prochaines années, mais aussi sur le long terme. »
Entre-temps, les discussions entre Washington et Téhéran se sont poursuivies jeudi à Genève, en Suisse, alors que les États-Unis déploient actuellement leur plus importante présence militaire au Moyen-Orient depuis la période précédant la guerre en Irak.
De son côté, Donald Trump a publiquement plaidé pour un changement de régime en Iran, estimant qu’il s’agirait « de la meilleure chose qui puisse arriver ».
* Traduit de l'anglais par Adama Bamba
