À l’ONU, Washington assure qu’il « n’occupe pas » le Venezuela après la capture de Maduro
– « Il s’agissait d’une opération judiciaire menée sur la base d’actes d’inculpation valides depuis des décennies », déclare Mike Waltz devant le Conseil de sécurité
Hamilton
AA / Hamilton / Merve Aydogan
Les États-Unis ont défendu lundi, au Conseil de sécurité de l’ONU, leur récente opération militaire au Venezuela ayant conduit à la capture du président Nicolás Maduro, affirmant qu’ils « n’occupent pas » le pays.
« Ce week-end, chers collègues, les États-Unis ont mené avec succès une opération judiciaire ciblée, facilitée par l’armée américaine, contre deux fugitifs inculpés par la justice américaine : le narco-terroriste Nicolás Maduro et Cilia Flores », a déclaré l’envoyé américain auprès de l’ONU, Mike Waltz, lors d’une session d’urgence.
Rappelant les récentes déclarations du secrétaire d’État Marco Rubio, selon lesquelles « il n’y a pas de guerre contre le Venezuela ou son peuple », Waltz a assuré devant le Conseil de sécurité que les États-Unis « n’occupent pas un pays ».
« Il s’agissait d’une opération judiciaire menée en application d’actes d’inculpation légaux existant depuis des décennies », a-t-il poursuivi, évoquant l’opération militaire similaire menée contre le dirigeant de facto du Panama, le général Manuel Noriega, en 1989.
Soutenant que l’action militaire américaine visait à « protéger les Américains, sur le territoire national comme à l’étranger », Waltz a déclaré : « Si l’ONU, et si cette instance, confère la même légitimité à un narco-terroriste illégitime qu’à un président démocratiquement élu, quel type d’organisation sommes-nous ? »
Affirmant que Washington ne permettra pas que « l’hémisphère occidental soit utilisé comme base d’opérations par les adversaires, concurrents et rivaux » des États-Unis, l’envoyé américain a ajouté : « On ne peut pas transformer le Venezuela en plateforme d’opérations pour l’Iran, le Hezbollah, les gangs, les services de renseignement cubains et d’autres acteurs malveillants qui contrôlent ce pays. »
« On ne peut pas continuer à laisser les plus grandes réserves d’énergie au monde sous le contrôle d’adversaires des États-Unis, entre les mains de dirigeants illégitimes, sans bénéfice pour le peuple vénézuélien et accaparées par une poignée d’oligarques au Venezuela », a-t-il conclu.
* Traduit de l'anglais par Adama Bamba
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