À l’ONU, la France appelle à la désescalade immédiate au Moyen-Orient
- Devant le Conseil de sécurité réuni en urgence sur l’Iran, Paris exhorte toutes les parties à la retenue, réaffirme son attachement au droit international et plaide pour une reprise rapide des voies diplomatiques
Istanbul
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
La France a appelé à une désescalade immédiate au Moyen-Orient et à la reprise des négociations sur le dossier nucléaire iranien lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies consacrée à la situation en Iran.
Intervenant devant les quinze membres du Conseil, le représentant français a mis en garde contre un risque d’extension régionale du conflit, évoquant les menaces pesant sur la stabilité du Proche et du Moyen-Orient ainsi que sur la paix et la sécurité internationales.
Paris a indiqué avoir engagé la procédure dite de « snapback », mécanisme prévu par la résolution 2231 du Conseil de sécurité adoptée en 2015, permettant le rétablissement des sanctions internationales en cas de manquement aux obligations liées au programme nucléaire iranien. La France estime que Téhéran ne respecte pas pleinement ses engagements pris dans le cadre de cet accord.
La délégation française a appelé les autorités iraniennes à s’engager « de bonne foi » dans des négociations couvrant les volets nucléaire, balistique, relatif aux missiles, et régional, en référence aux activités et à l’influence de l’Iran au Moyen-Orient.
Paris a également réaffirmé son attachement au respect du droit international, en particulier du principe de souveraineté des États et de l’interdiction du recours à la force en dehors des cas prévus par la Charte, notamment la légitime défense ou l’autorisation expresse du Conseil de sécurité.
La délégation française a également insisté sur l’urgence d’une solution diplomatique durable, estimant que seule la négociation permettra d’éviter une aggravation du conflit. Elle a appelé à la relance des discussions sur le programme nucléaire iranien, menées sous l’égide de la communauté internationale, et réaffirmé le rôle central de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dans le contrôle des activités nucléaires.
Outre les considérations sécuritaires, la France a évoqué les répercussions économiques potentielles d’une escalade, notamment sur les marchés de l’énergie et la stabilité des échanges commerciaux internationaux, dans un contexte de tensions accrues dans le détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique pour l’exportation mondiale de pétrole.
Paris a, par ailleurs, indiqué suivre de près la situation de ses ressortissants et de ses emprises diplomatiques dans la région, rappelant que leur sécurité constituait une priorité.
Le Conseil de sécurité s’est réuni dans un contexte d’intensification des affrontements impliquant Israël, les États-Unis et l’Iran, suscitant des réactions de plusieurs grandes puissances et ravivant les divisions au sein de l’organe exécutif des Nations unies, chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales.
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