Monde

Yémen : Le CTS annonce l'approbation d'une "déclaration constitutionnelle" pour "la restauration de l'État du Sud"

- Le Conseil indique que la déclaration constitutionnelle sera appliquée immédiatement en cas d'agression militaire, bien que sa mise en œuvre soit initialement prévue pour le 2 janvier 2028

Mariem Njeh  | 02.01.2026 - Mıse À Jour : 02.01.2026
Yémen : Le CTS annonce l'approbation d'une "déclaration constitutionnelle" pour "la restauration de l'État du Sud"

Istanbul

AA / Istanbul / Mariem Njeh

Le Conseil de transition du Sud (CTS) a annoncé, vendredi, l'entrée dans une « phase de transition de deux ans » et l'approbation d'une « déclaration constitutionnelle » visant à « la restauration de l'État du Sud », dont la mise en œuvre est fixée à janvier 2028.

Dans un communiqué publié vendredi, le CTS a déclaré « l'entrée dans une phase de transition d'une durée de deux ans », appelant la communauté internationale à « parrainer un dialogue entre les parties du Sud et du Nord ». Le Conseil réclame l'organisation d'un « référendum populaire » pour garantir le droit à l'autodétermination du peuple du Sud, sous supervision internationale.

Le communiqué annonce également l'adoption d'une « déclaration constitutionnelle pour la restauration de l'État du Sud ».

Le CTS précise que ce texte sera rendu public, vendredi, mais que « son exécution débutera à compter du dimanche 2 janvier 2028 », soit à l'issue de la période de transition de deux ans.

Selon le Conseil, cette déclaration constitutionnelle deviendrait « exécutoire immédiatement » avant l'échéance prévue en cas d'absence de réponse à son appel au dialogue ou de toute « agression militaire » visant le territoire ou les forces du Sud.

Il a toutefois appelé à la mise en place d'un mécanisme pour que « la perception des revenus se fasse auprès de la Banque centrale dans la capitale Aden », qualifiant cette dernière d'« autorité centrale indépendante ».

Tout en affirmant sa volonté de « restaurer l'État du Sud», le CTS a souligné que durant la transition, le Sud resterait « un soutien pour ses partenaires du Nord » dans la lutte contre le « coup d'État » et pour « la sécurité régionale ». Le Conseil plaide pour une séparation « sûre et progressive » qui garantisse un partenaire stable au Nord et évite de nouveaux conflits.

Le Conseil a conclu en invitant toutes les forces politiques à un dialogue fondé sur la reconnaissance de la « cause du Sud » et le refus de la politique du fait accompli par la force.

Seulement une partie des dépêches, que l'Agence Anadolu diffuse à ses abonnés via le Système de Diffusion interne (HAS), est diffusée sur le site de l'AA, de manière résumée. Contactez-nous s'il vous plaît pour vous abonner.
A Lire Aussi
Bu haberi paylaşın