Wejden Jlassi
04 Janvier 2021•Mise à jour: 05 Janvier 2021
AA/Mexico
Le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador a annoncé, lundi, que son pays est prêt à offrir l’asile politique au fondateur de WikiLeaks, l'Australien Julian Assange.
La déclaration du chef de l'Etat mexicain intervient peu après la décision de la justice britannique refusant l'extradition d'Assange (49 ans) vers les Etats-Unis qui souhaitent le juger pour espionnage, dans une affaire qui a duré plusieurs mois.
Le président mexicain a salué la décision du tribunal de refuser l'extradition d'Assange, affirmant que c'était une victoire pour la justice.
"Nous félicitons la justice britannique pour sa décision. Assange est un journaliste qui mérite une autre chance. Je vais demander au ministre des Affaires étrangères de prendre les dispositions nécessaires afin de solliciter auprès du gouvernement britannique la libération d'Assange et pour que le Mexique puisse lui offrir l’asile politique", a expliqué le chef de l'Etat.
Plus tôt lundi, la cour criminelle de l'Old Bailey de Londres a rejeté la demande d'extradition du fondateur de WikiLeaks Julian Assange vers les États-Unis, qui veulent le juger pour espionnage après la publication de centaines de milliers de documents confidentiels. La justice britannique a expliqué avoir refusé l'extradition d'Assange sur fond de préoccupation de son état de santé mentale.
Face à cette décision du juge, qui est susceptible d’appel dans un délai de 14 jours, le ministère américain de la Justice s'est dit « extrêmement déçu ».
Pour rappel, Assange fait face à des accusations de complot en vue de commettre un piratage informatique aux États-Unis et de participation à la fuite de secrets gouvernementaux en 2010.
Il risque une peine de 175 ans de prison aux Etats-Unis, et ce, pour avoir publié, plus de 700.000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan.
Les Etats-Unis reprochent au fondateur de WikiLeaks d'avoir mis en danger les sources des services secrets américains. Des accusations mensongères que le concerné conteste.
*Traduit de l'arabe par Wejden Jlassi