Hajer Cherni
03 Mars 2021•Mise à jour: 03 Mars 2021
AA / New York
Les États-Unis ont réaffirmé leur soutien au délégué du Myanmar aux Nations Unies, Kyaw Moe Tun, démis de ses fonctions par l'administration militaire du pays, en raison de son opposition au coup d'État.
Un communiqué publié par la mission américaine auprès des Nations Unies a déclaré que la déléguée permanente de Washington, Linda Thomas Greenfield, a rencontré Moe Tun mardi soir. D'après la même source, elle a affirmé la solidarité de son pays avec le peuple du Myanmar et son appui pour la restauration du gouvernement démocratiquement élu".
Greenfield a salué "l'intervention courageuse et émouvante prononcée par le délégué du Myanmar lors de la réunion informelle de l'Assemblée générale des Nations Unies sur le Myanmar la semaine dernière".
Dans un discours prononcé à l'Assemblée générale le 26 février, Moe Tun a condamné le coup d'État de l'armée contre l'autorité élue, appelant la communauté internationale à prendre les mesures nécessaires contre les chefs de l'armée.
Le lendemain, la télévision d'État du Myanmar a annoncé le limogeage de Moe Tun de son poste pour "trahison d'État".
S'exprimant aux journalistes, le porte-parole du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, Stephen Dujarric, a déclaré : "Nous avons reçu une note verbale du ministère des Affaires étrangères du Myanmar indiquant que le Conseil d'administration de l'État a mis fin aux fonctions et responsabilités de Kyaw Moe Tun en tant que représentant permanent du Myanmar et que son adjoint, U Tin Maung Naing, a été nommé chargé d'affaires par intérim de la mission permanente".
À propos du droit de représentation du Myanmar au sein de l'Assemblée générale, Dujarric a expliqué : "Les deux représentants pourront accéder au siège des Nations Unies. Nous sommes dans une situation exceptionnelle que nous n'avons jamais vécue depuis longtemps".
Au début du mois de février, des chefs de l'armée ont mené un coup d'État, suivi de l'arrestation de hauts dirigeants du pays, dont le président Win Myint et la chancelière Aung San Suu Kyi.
Le coup d'État a eu lieu, lors de la première session de la Chambre des représentants issue des récentes élections législatives, la deuxièmes depuis la fin du régime militaire dans le pays en 2011.
À la suite de ce putsch, des manifestations populaires ont eu lieu dans tout le pays et l'administration militaire a annoncé l'imposition de la loi martiale dans 7 quartiers de Yangon et de Mandalay.
* Traduit de l'arabe par Hajer Cherni.