Von der Leyen évoque le Groenland avec les dirigeants de l’OTAN et de plusieurs pays européens
- "Nous ferons face à ces défis pour notre solidarité européenne avec sang-froid et détermination"
Istanbul
AA / Istanbul / Ibrahim Hamdi Hacicaferoglu
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a indiqué s’être entretenue avec les dirigeants de l’OTAN, du Royaume-Uni, de l’Allemagne, de la France et de l’Italie au sujet du Groenland, déclarant : « Nous ferons face à ces défis pour notre solidarité européenne avec sang-froid et détermination. »
Von der Leyen a fait cette déclaration dans un message publié sur la plateforme sociale de la société X, basée aux États-Unis, après l’annonce par le président américain Donald Trump de droits de douane visant huit pays européens soutenant le Groenland. Elle a précisé avoir eu des entretiens téléphoniques séparés avec le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, le Premier ministre britannique, Keir Starmer, le président français, Emmanuel Macron, le chancelier allemand, Friedrich Merz, et la Première ministre italienne, Giorgia Meloni.
Elle a souligné que les dirigeants étaient déterminés à préserver la souveraineté du Groenland et du Danemark, ajoutant qu’ils défendraient à tout moment leurs intérêts économiques et sécuritaires stratégiques.
Von der Leyen a également réaffirmé : « Nous ferons face à ces défis pour notre solidarité européenne avec sang-froid et détermination. »
La menace de Trump concernant le Groenland
Le président américain Trump avait déclaré que son pays avait « besoin du Groenland pour sa sécurité nationale » et que celui-ci revêtait une importance vitale pour le « Dôme d'or » en cours de construction.
À l’issue d’une réunion à Washington entre les ministres des Affaires étrangères des États-Unis, du Danemark et du Groenland, il a été indiqué que les principaux désaccords persistaient, et que la volonté des États-Unis de « s’emparer » du Groenland était « claire ».
Le Groenland, région autonome rattachée au Royaume du Danemark, avait auparavant rejeté les approches américaines incluant un transfert de souveraineté.
Le Danemark a récemment appelé, avec ses alliés, à renforcer la coopération militaire dans la région. Dans ce cadre, des pays européens ont annoncé l’envoi de petits contingents militaires et d’officiers au Groenland.
En réponse, Trump a soutenu que la paix mondiale était menacée dans les discussions sur le Groenland et a annoncé l’instauration de droits de douane contre le Danemark, la Norvège, la Suède, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande, au motif qu’ils s’opposaient à l’acquisition du Groenland par les États-Unis.
Trump a précisé qu’un droit de douane de 10 % serait appliqué à compter du 1er février 2026 aux huit pays européens concernés par les déploiements au Groenland, et que ce taux serait porté à 25 % après le 1er juin 2026, ajoutant que ce niveau resterait en vigueur jusqu’à la conclusion d’un accord sur l’achat « complet et total » du Groenland.
* Traduit du turc par Seyma Erkul Dayanc
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