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Vingt-six pays de l’UE appellent au respect du droit international après l’action militaire américaine au Venezuela

- La Hongrie ne s’associe pas à la déclaration conjointe appelant au calme et à la retenue

İlayda Çakırtekin  | 05.01.2026 - Mıse À Jour : 05.01.2026
Vingt-six pays de l’UE appellent au respect du droit international après l’action militaire américaine au Venezuela

Istanbul

AA / Istanbul / Ilayda Cakirtekin

Vingt-six États membres de l’Union européenne ont appelé dimanche soir au calme et à la retenue, exhortant au respect du droit international après la récente action militaire américaine au Venezuela.

« L’Union européenne appelle tous les acteurs au calme et à la retenue, afin d’éviter toute escalade et de garantir une solution pacifique à la crise. L’UE rappelle que, en toutes circonstances, les principes du droit international et la Charte des Nations unies doivent être respectés », indique une déclaration conjointe publiée par la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas.

Le texte, soutenu par 26 États membres à l’exception de la Hongrie, rappelle la « responsabilité particulière » des membres du Conseil de sécurité de l’ONU de défendre les principes du droit international « en tant que pilier de l’architecture de la sécurité internationale ».

« L’UE a déclaré à plusieurs reprises que (le président vénézuélien capturé) Nicolás Maduro ne dispose pas de la légitimité d’un président démocratiquement élu et a plaidé pour une transition pacifique menée par les Vénézuéliens vers la démocratie dans le pays, dans le respect de sa souveraineté. Le droit du peuple vénézuélien à déterminer son avenir doit être respecté », souligne la déclaration.

Elle insiste également sur la nécessité de lutter contre la « criminalité organisée transnationale et le trafic de drogue » par une coopération durable, « dans le plein respect du droit international et des principes d’intégrité territoriale et de souveraineté ».

« Nous sommes en contact étroit avec les États-Unis, ainsi qu’avec des partenaires régionaux et internationaux, afin de soutenir et de faciliter un dialogue avec toutes les parties concernées, en vue d’une solution négociée, démocratique, inclusive et pacifique à la crise, menée par les Vénézuéliens », précise encore le texte.

La déclaration appelle aussi au respect de la volonté du peuple vénézuélien de « rétablir la démocratie et de résoudre la crise actuelle ».

« Tous les prisonniers politiques actuellement détenus au Venezuela doivent être libérés sans condition. Les autorités consulaires des États membres de l’UE travaillent en étroite coordination afin d’assurer la sécurité des citoyens de l’UE, y compris ceux détenus illégalement au Venezuela », ajoute-t-elle.

Cette prise de position intervient après que le président des États-Unis, Donald Trump, a déclaré que l’action militaire américaine au Venezuela avait conduit à la capture du président Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores, affirmant également vouloir exercer, pour l’instant, un contrôle américain sur le pays, y compris avec des troupes américaines si nécessaire.

Maduro et Flores sont arrivés tard samedi à New York et sont détenus dans un centre de détention à Brooklyn. Ils font face à des accusations fédérales américaines liées au trafic de drogue et à une coopération présumée avec des gangs désignés comme organisations terroristes.

Nicolás Maduro a rejeté ces accusations, tandis que des responsables à Caracas ont appelé à la libération du couple.

* Traduit de l’anglais par Seyma Erkul Dayanc

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