Majdi Ismail
23 Novembre 2020•Mise à jour: 23 Novembre 2020
AA/ Idleb
La fillette syrienne, Fatma, n’a pas abandonné l’école après avoir perdu sa jambe gauche, lors d’un raid aérien sur la province de Alep (nord).
La gamine de 8 ans, rêve de poser une prothèse en Turquie, qui lui permettra de marcher pour rejoindre son école.
Fatma, "Enfant courage", parcourt en étant desavantagée, 3 kilomètres par jour pour se rendre à l’école, en s’appuyant sur sa canne surmontant tous les défis, et bravant toutes les difficultés et embûches, qui se trouvent sur son chemin, notamment, la boue, la pluie et la longueur du trajet.
Fatma a confié à l’Agence Anadolu, son grand désir de recevoir des soins en Turquie, et de poser une prothèse.
De son côté, la mère de Fatma, Shirin Al-Nassouh, s'est rappelée du jour où elles ont été exposées aux bombardements aériens, qui ont entraîné la mort de son fils et la perte de la jambe de sa fille.
Al-Nassouh, raconte que pendant qu’elle était en train de faire ses courses avec sa fille Fatma et son benjamin, des avions militaires russes ont lancé des raids aériens sur le marché du village « Tal Hadiya » à Alep, il y a de cela 5 ans.
Elle a précisé que Fatma a été blessée suite à ce raid, et qu’elle a été hospitalisée alors qu’elle était inconsciente.
Après avoir ouvert les yeux, elle a su que son jeune frère avait été tué dans le raid, et qu’elle avait perdu sa jambe gauche.
« Les cadavres des enfants et des femmes jonchaient les lieux », se rappelle-t-elle.
Et la mère de Fatma d’ajouter: « Mon fils est mort sur les lieux immédiatement après le raid, et j’ai vu quelqu’un soulever son cadavre du sol ».
Shirin Al-Nassouh a indiqué, qu’elle était contrainte de se déplacer avec sa famille d'Alep vers la province d’Idleb, après les attaques massives des forces du Régime syrien contre sa région, désormais, sous leur contrôle.
Al-Nassouh a souligné qu’elle n’était pas en mesure d’installer une prothèse pour sa fille, indiquant que son mari était au chômage, en raison de sa maladie, et qu’il était incapable de rester debout longtemps.
« Mon mari ressent un vertige dès qu'il se mette debout et risque de perdre connaissance, c’est pour cette raison qu’il ne peut pas travailler. Notre situation est très précaire », a-t-elle déploré.
*Traduit de l’arabe par Majdi Ismail