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Une enquête de l'ONU salue le cessez-le-feu entre la Syrie et les YPG et appelle à la protection des civils

- La Commission appelle à l'accès à l'aide, à des retours en toute sécurité et à des enquêtes sur les allégations d'abus dans le nord-est de la Syrie

Beyza Binnur Dönmez  | 30.01.2026 - Mıse À Jour : 30.01.2026
Une enquête de l'ONU salue le cessez-le-feu entre la Syrie et les YPG et appelle à la protection des civils

Geneve

AA / Genève / Beyza Binnur Donmez

La Commission d’enquête des Nations unies sur la Syrie a salué vendredi l’accord de cessez-le-feu conclu entre le gouvernement syrien et l’organisation terroriste YPG, opérant sous le nom de Forces démocratiques syriennes (FDS), et a appelé à poursuivre les efforts pour protéger les civils et garantir l’accès humanitaire dans le nord-est de la Syrie.

« Nous saluons les efforts visant à apporter de la stabilité à la région et espérons désormais une fin complète des hostilités ainsi qu’une solution durable, notamment à la crise humanitaire », a déclaré dans un communiqué le président de la commission, Paulo Pinheiro, évoquant des besoins urgents en nourriture, en eau et en électricité.

La commission a appelé toutes les parties à respecter strictement le droit international humanitaire et à protéger les civils ainsi que les infrastructures civiles dans un contexte de tensions persistantes.

Elle a averti que les conditions hivernales, combinées aux pénuries de services de base, font peser de graves risques sur les populations déplacées, en particulier les enfants. Elle a également exprimé ses préoccupations concernant les détenus, dont des milliers d’enfants retenus dans des camps et des centres de détention.

« Nous exhortons désormais les autorités syriennes contrôlant la zone à faciliter le retour volontaire, sûr et digne des quelque 16 500 femmes et enfants syriens encore détenus, dont beaucoup ont été illégalement privés de liberté par les FDS depuis près de sept ans », a déclaré la commissaire Fionnuala Ni Aolain.

Le gouvernement syrien et l’organisation terroriste YPG, opérant sous l’appellation FDS, sont parvenus vendredi à un nouvel accord global comprenant un cessez-le-feu et un cadre pour l’intégration progressive du groupe dans les structures militaires et administratives.

L’armée syrienne a lancé une opération contre le YPG le 16 janvier dans les zones situées à l’ouest de l’Euphrate. L’opération s’est ensuite étendue à l’est du fleuve avec la participation de forces tribales, entraînant le passage sous contrôle gouvernemental de la majorité des territoires précédemment occupés par le groupe.

Un précédent accord de cessez-le-feu et d’intégration totale conclu le 18 janvier entre Damas et le YPG prévoyait le retrait complet du groupe des provinces orientales de Raqqa et de Deir ez-Zor, le transfert des institutions publiques de Hassaké à l’autorité de l’État, la mise sous contrôle du gouvernement central de tous les points de passage frontaliers et des ressources énergétiques, ainsi que l’intégration individuelle des éléments du YPG au sein des forces de sécurité.

Les affrontements ont repris le 19 janvier après le refus du YPG de se conformer à l’accord. Le gouvernement syrien a annoncé le 20 janvier avoir décrété un cessez-le-feu et accordé au groupe un délai de quatre jours pour procéder à son intégration.

*Traduit de l'anglais par Wafae El Baghouani

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