Une délégation syrienne à Paris pour discuter de la justie transitionnelle et de la coopération judiciaire
- Des réunions consultatives élargies et d'ateliers spécialisés axés sur l'enquête sur les crimes internationaux ont eu lieu
Syria
AA / Damas / Laith al-Jnaidi
Une délégation syrienne a discuté samedi à Paris du renforcement de la coopération judiciaire et du soutien au processus de justice transitionnelle en Syrie.
Cela s'est déroulé lors de réunions consultatives élargies et d'ateliers spécialisés axés sur l'enquête sur les crimes internationaux. La visite de la délégation intervient à l'invitation du ministère français des Affaires étrangères, selon l'agence de presse syrienne (SANA).
Le vice-ministre syrien de la Justice, Moustapha Al-Qassim, a déclaré que « Nous (la Syrie) faisons face à des défis majeurs liés aux crimes de guerre commis et aux crimes contre l'humanité ; il est possible qu'un crime de génocide ait également été commis en Syrie ».
Il a également ajouté qu'« il existe un large éventail de violations graves, et de grands criminels ont commis des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité », selon SANA.
« C'est pourquoi le ministère de la Justice cherche aujourd'hui à développer les outils des juges, leurs qualifications et leurs capacités pour traiter ce type d'actes », affirme le vice-ministre syrien.
De son côté, le procureur général de Syrie, Hassan Al-Tawba, a indiqué que la délégation syrienne se trouvait à Paris à l’invitation du ministère français des Affaires étrangères et qu’elle comprenait des représentants du ministère de la Justice, de l’Instance nationale pour la justice transitionnelle et de l’Instance nationale pour les personnes disparues.
Al-Tawba a indiqué qu'« il s'agit d'un atelier de trois jours visant à renforcer la coopération entre les deux pays pour soutenir le processus de justice transitionnelle en Syrie », selon l'agence syrienne.
« Nous avons terminé deux jours, et demain nous effectuerons une visite de terrain dans certains tribunaux en France, ainsi que dans des laboratoires de criminalistique, et nous visiterons le bureau du procureur général français », affirme le procureur général.
Il a également souligné que « les discussions ont été sérieuses et fructueuses, et la partie française a exprimé son soutien total à la Syrie sur la question du processus de justice transitionnelle ».
Concernant les aspects techniques et le renforcement des capacités, Rand Sabbagh, membre de l'Instance nationale pour la justice transitionnelle, a déclaré qu'« il est bénéfique de voir ici les capacités et les expertises afin d'en tirer un grand profit technique, ainsi que les capacités de formation des cadres techniques ».
« Ce qui nous importe, c'est d'avoir des plans communs avec nos amis français concernant le soutien au processus sous différents aspects », ajoute Sabbagh, rapportée par SANA.
« Nous en avions discuté avec eux à plusieurs reprises lors de leurs précédentes visites à Damas, mais aujourd'hui nous sommes chez eux, accueillis en France, pour concrétiser ces possibilités », indique-t-elle.
* Traduit de l'arabe par Mariem Njeh
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