Saida Charafeddine
05 Février 2016•Mise à jour: 07 Février 2016
AA/Genève/ Fatih Erel
Le groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire a considéré vendredi, que l’existence du fondateur de WikiLeaks, Julian Dessange, à l’ambassade de l’Equateur à Londres où il s’était réfugié il y a plus de trois ans par peur d’être emprisonné, est une «détention arbitraire».
Le groupe de travail onusien a indiqué, en outre, que Assange, âgé de 44 ans, doit disposer de son droit à circuler librement et a réclamé au Royaume Uni et à la Suède une compensation financière pour «l’avoir détenu tout au long de cette période».
En septembre 2014, Assange avait fait un recours auprès des Nations Unies contre la Suède et le Royaume Uni, accusant les autorités des deux pays de le détenir arbitrairement. Il se trouve en effet, depuis plus de trois ans, dans l’ambassade de l’Equateur à Londres. Quito lui ayant accordé le droit d’asile.
Le cybermilitant australien avait annoncé auparavant qu’il allait se rendre à la police britannique si la décision du groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire le débouterait et que dans le cas où il obtiendrait gain de cause, il demanderait le renouvellement de son passeport.
Le 19 juin 2012 Un tribunal britannique avait décidé que Julian Assange devait être remis aux autorités suédoises pour répondre devant la justice du pays d’une accusation de viol sur deux femmes. C’est à ce moment que le fondateur de WikiLeaks, se trouvant à Londres, s’était réfugié dans l’ambassade de l’Equateur où il vit depuis plus de trois ans dans la chambre d’un diplomate, comme réfugié politique.