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Un tanker russe attaqué en mer Noire : troisième incident en cinq jours sur des navires commerciaux

- Le navire russe visé se dirige actuellement vers le port turc de Sinop pour une inspection technique, sans risque immédiat de pollution ou de dérive

Mertkan Oruç  | 02.12.2025 - Mıse À Jour : 02.12.2025
Un tanker russe attaqué en mer Noire : troisième incident en cinq jours sur des navires commerciaux

Ankara

AA/Ankara

Un navire russe transportant de l'huile de tournesol de Russie vers la Géorgie a signalé avoir été attaqué mardi dans les eaux internationales de la mer Noire, à environ 80 milles nautiques (148 km) au large des côtes turques, selon un communiqué des autorités turques.

Le navire, baptisé Midvolga-2 et battant pavillon russe, naviguait sans incident apparent lorsque son équipage de 13 personnes a alerté les autorités d'une attaque non précisée.

"Aucun membre d'équipage n'a été blessé et le bateau n'a émis aucune demande d'assistance", précise le communiqué officiel publié sur le compte X de la direction.

Les moteurs du tanker étant intacts, il se dirige actuellement vers le port turc de Sinop pour une inspection technique, sans risque immédiat de pollution ou de dérive.

Cette agression, survenue dans une zone d'eaux internationales au large de la province de Sinop, n'a pas été revendiquée à ce stade.

Elle intervient dans un contexte de tensions accrues en mer Noire, théâtre d'affrontements entre forces russes et ukrainiennes depuis l'invasion de l'Ukraine en février 2022.

Les autorités turques, qui maintiennent une position de neutralité, ont réitéré leur appel à la prudence, soulignant les "risques graves pour la navigation, la vie humaine, les biens et l'environnement" dans la région.

Vendredi 28 novembre, le tanker Kairos, sous pavillon gambien, a été frappé par des drones navals ukrainiens "Sea Baby" à environ 28 milles nautiques au large de la côte turque (province de Kocaeli).

L'explosion a provoqué un incendie majeur à l'arrière du navire, qui transportait du pétrole vide en direction de Novorossiysk (Russie). Les 25 membres d'équipage ont été évacués sans blessés, mais le bateau a connu des fuites de fuel, menaçant l'écosystème local.

L'Ukraine a revendiqué l'attaque via son Service de sécurité (SBU), affirmant avoir neutralisé un actif valant des dizaines de millions de dollars.

Vendredi soir et samedi 29 novembre, le tanker Virat, également gambien et sanctionné par l'UE et les États-Unis, a subi deux frappes successives à 35 milles nautiques des côtes turques.

La première explosion a endommagé la coque, suivie d'une seconde attaque par drone sous-marin.

Avec 20 personnes à bord, le navire a signalé des dommages mineurs mais a dû interrompre sa route vers Novorossiysk. Là encore, pas de victimes, mais des opérations de sauvetage ont été menées par la garde-côtière turque.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a condamné ces frappes ciblées et appelé à une désescalade pour protéger les routes maritimes vitales.

"Nous ne pouvons en aucun cas tolérer ces attaques qui menacent particulièrement la sécurité de la navigation, des vies humaines et de l’environnement dans notre propre zone économique exclusive", a-t-il insisté.

L'incident du Midvolga-2 renforce les craintes d'une contagion au trafic civil international, la mer Noire étant un axe clé pour les exportations énergétiques russes et les approvisionnements alimentaires mondiaux.

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