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Ukraine: Emmanuel Macron se dit « très sceptique » sur la possibilité d’une « paix à court terme »

- S'exprimant à l’ouverture de la réunion de la « coalition des volontaires », regroupant les alliés de l’Ukraine, le président français estime en outre qu’« il n’y a pas de volonté côté russe d’aboutir à la paix »

Ben Amed Azize Zougmore  | 24.02.2026 - Mıse À Jour : 24.02.2026
Ukraine: Emmanuel Macron se dit « très sceptique » sur la possibilité d’une « paix à court terme »

Istanbul

AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore

Le président français Emmanuel Macron s’est dit « très sceptique » quant à la possibilité d’une « paix à court terme » entre l’Ukraine et la Russie, ce mardi 24 février, quatre ans après le début du conflit.

« Je suis très sceptique, c’est le moins que l’on puisse dire, sur le fait de pouvoir aboutir à une paix à court terme », a déclaré le chef de l’État français à l’ouverture de la réunion de la « coalition des volontaires », regroupant les alliés de l’Ukraine. Macron a toutefois souligné qu’« il est bon de poursuivre ces initiatives » de discussions de paix.

Comme lors de la précédente réunion de la coalition tenue dans la capitale française début janvier, Emmanuel Macron a estimé qu’« il n’y a pas de volonté côté russe d’aboutir à la paix ».

Quelques instants avant cette prise de parole, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a assuré, dans un message vidéo, que Vladimir Poutine n’avait « pas atteint ses objectifs ». « Il n’a pas brisé les Ukrainiens. Il n’a pas gagné cette guerre », a-t-il ajouté, affirmant que son gouvernement fera « tout pour parvenir à la paix et pour que justice soit faite ».

De son côté, le Kremlin a également estimé que ses objectifs ne sont pas encore « atteints ». « Les objectifs ne sont pas encore atteints et c’est pourquoi l’opération militaire spéciale se poursuit », a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, cité par les médias français. ​​​​​​​

Le conflit en Ukraine, déclenché le 24 février 2022 à la suite d’une opération militaire d’envergure lancée par la Russie, aurait causé près de deux millions de pertes, selon les chiffres communiqués par le Center for Strategic and International Studies (CSIS) dans un rapport rendu public le 27 janvier.

Côté russe, le bilan est évalué à plus de 300 000 morts et près d’un million de blessés ou de disparus, même s’il demeure relativement difficile, voire impossible, de confirmer l’ensemble de ces chiffres dans les deux camps.

S’agissant des victimes civiles, l’année 2025 a été la plus meurtrière, selon l’ONG Action on Armed Violence. L’organisation fait état d’une hausse de 26 % des victimes civiles, en raison notamment de frappes ciblées sur les grandes villes.

La Russie contrôlerait un peu plus de 20 % du territoire ukrainien, une proportion relativement stable depuis les premiers mois de l’invasion.

Plusieurs tentatives de pourparlers ont été engagées entre les deux pays en vue de trouver une issue au conflit. Sous l’égide de la Türkiye, des négociations, tenues en plusieurs étapes, ont permis aux belligérants de convenir d’échanges de prisonniers de guerre jeunes ou grièvement blessés, ainsi que de la restitution de 6 000 corps de soldats tués de chaque côté.

Après Genève, Abou Dhabi a, à son tour, récemment accueilli des pourparlers trilatéraux entre la Russie, l’Ukraine et les États-Unis consacrés au conflit.

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