Ile-de-France
AA / Paris / Ümit Dönmez
Le ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité, Nicolas Forissier, effectuera un déplacement en Türkiye les 16 et 17 février, puis en Albanie le 18 février, dans un contexte assumé de réengagement diplomatique et économique.
Selon une source diplomatique, cette visite traduit une volonté de « reprendre des liens diplomatiques et économiques » et de « donner un nouveau souffle à la relation franco-turque ». Elle intervient quelques semaines après le déplacement du ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot à Ankara, marquant une séquence de contacts à haut niveau.
La première étape se tiendra à Ankara et à Istanbul. Nicolas Forissier coprésidera le Joint Economic and Trade Committee (JETCO) avec son homologue turc, le ministre du Commerce Ömer Bolat. Il s’agira de « la première séquence de discussion à haut niveau sur le volet économique depuis plus de trois ans », le précédent comité remontant à 2022.
La Türkiye est décrite par cette source diplomatique comme « une puissance régionale qui est incontournable » avec laquelle la France souhaite « impulser dès 2026 une nouvelle dynamique ». Les échanges commerciaux ont atteint « un niveau record en matière de volume d’échanges en 2025 à hauteur de 23,8 milliards d’euros », portés principalement par l’aéronautique — notamment les commandes de compagnies turques — et par l’automobile, en raison de l’imbrication des chaînes de valeur industrielles.
La présence française en Türkiye constitue un socle solide : 400 filiales françaises ou franco-turques y emploient 143 000 personnes et pourraient investir « jusqu’à cinq milliards d’euros supplémentaires au cours des trois prochaines années ». Le ministre rencontrera également les ministres turcs du Trésor et de l’Industrie et de l’Innovation, et participera à un forum économique réunissant entreprises françaises et turques.
Les autorités françaises relèvent par ailleurs une volonté turque d’avancer sur les enjeux énergétiques et de décarbonation, dans la perspective de la prochaine COP que la Türkiye accueillera. Un renforcement de la coopération dans l’énergie et l’hydrogène pourrait ainsi constituer l’un des axes nouveaux de la relation.
Le déplacement se poursuivra le 18 février en Albanie, première visite du ministre dans les Balkans depuis sa prise de fonction en octobre. L’objectif affiché est de dynamiser des intérêts économiques encore modestes, dans un pays engagé dans un processus d’adhésion à l’Union européenne soutenu par Paris.
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