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Trump : Soleimani a été tué pour arrêter la guerre et non l'inverse

- «Ce que les États-Unis ont fait hier aurait dû être fait depuis longtemps», déclare le président américain

Mourad Belhaj   | 04.01.2020
Trump : Soleimani a été tué pour arrêter la guerre et non l'inverse

Washington DC

AA / Washington / Michael Hernandez

Les États-Unis ont tué un haut responsable iranien, responsable de l'orchestration des opérations régionales de Téhéran "pour arrêter une guerre", et non pour en déclencher une, a déclaré vendredi le président Donald Trump.

"Ce que les États-Unis ont fait hier aurait dû être fait il y a longtemps", a déclaré Trump depuis son complexe de Floride, faisant référence à l'assassinat de Qasem Soleimani. "Beaucoup de vies auraient été sauvées", a-t-il ajouté.

Trump n'a pas répondu aux questions des journalistes après ses brèves déclarations sur l’assassinat de Soleimani.

Soleimani, chef de la force d'élite Quds du Corps des gardiens de la révolution islamique, a été tué tôt vendredi matin, lors d'une frappe aérienne américaine à l'extérieur de l'aéroport de Bagdad.

Abu Mahdi al-Mohandes, un haut commandant des Unités irakiennes du Hachd al-Chaabi a également été tué lors de la frappe américaine.

Le meurtre de Soleimani marque une escalade dramatique des tensions entre les États-Unis et l'Iran, qui ont souvent atteint des pics depuis que le président Donald Trump a choisi, en 2018, de retirer unilatéralement les États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien.

Le guide suprême iranien Ali Khamenei, qui a décerné, l'année dernière, la plus haute distinction du pays à Soleimani, a promis de "sévères représailles" en réponse à son meurtre.

Après la mort d'un entrepreneur américain, lors d'attaques à la roquette sur une base américaine en Irak, Washington a mené, dimanche, une série de frappes qui ont entraîné la mort d'au moins 25 combattants de la milice Kataib Hezbollah, soutenue par l'Iran.

Ces frappes ont été la première attaque majeure des États-Unis contre un groupe lié à l'Iran depuis le retrait des troupes d'Irak en 2011.

L'ambassade des États-Unis à Bagdad a ensuite été attaquée par une grande foule de manifestants en colère, entraînant un affrontement de deux jours entre les forces américaines et les manifestants.

Le Pentagone a accusé Soleimani d'avoir comploté l'attaque de l'ambassade et d'avoir planifié des attaques supplémentaires contre des diplomates américains et des militaires en Irak et dans la région.

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