Trump se dit optimiste sur une reprise des discussions entre l’Égypte et l’Éthiopie sur le barrage du Nil
- « C’est une chose dangereuse. Ils ont construit un barrage et, quelque part, quelqu’un ne reçoit plus l’eau qu’il est censé recevoir et qu’il reçoit depuis un million d’années », a déclaré le président américain
Washington DC
AA / Washington / Michael Hernandez
Le président américain Donald Trump a déclaré ce mercredi qu’il estimait des progrès possibles entre l’Égypte et l’Éthiopie, en relançant ses efforts pour tenter de résoudre leur différend de longue date autour de la question « très dangereuse » du barrage de la Renaissance sur le Nil.
Donald Trump a affirmé que le barrage « bloque pratiquement le fleuve Nil », ajoutant qu’il allait « voir s’il pouvait » remettre les négociations « sur la bonne voie ».
« C’est une chose dangereuse. Ils ont construit un barrage et, quelque part, quelqu’un ne reçoit plus l’eau qu’il est censé recevoir et qu’il reçoit depuis un million d’années. Et tout à coup, le flux de l’eau est bloqué par un barrage massif », a déclaré le président américain, qui recevait son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi.
« Je pense que nous pourrons parvenir à quelque chose concernant le barrage. Le barrage est un gros problème. Nous pourrons faire quelque chose », a-t-il ajouté.
La semaine dernière, Donald Trump a proposé une médiation entre Le Caire et Addis-Abeba, une initiative accueillie favorablement par le président égyptien.
Le Nil, long de 6 650 kilomètres, est partagé par onze pays : le Burundi, le Rwanda, la République démocratique du Congo, le Kenya, l’Ouganda, la Tanzanie, l’Éthiopie, l’Érythrée, le Soudan du Sud, le Soudan et l’Égypte.
L’Éthiopie a inauguré le barrage de la Renaissance sur le Nil Bleu le 9 septembre 2025, après quatorze ans de travaux. Ce projet est contesté de longue date par les pays en aval, l’Égypte et le Soudan, qui s’inquiètent des modalités de remplissage et d’exploitation de l’ouvrage.
Le Caire et Khartoum réclament depuis des années la conclusion d’un accord tripartite juridiquement contraignant avec l’Éthiopie sur le remplissage et le fonctionnement du barrage.
* Traduit de l'anglais par Serap Dogansoy
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