Trump reconnaît la flambée des prix du pétrole due à la guerre en Iran et promet que « les prix vont baisser »
- « Si les prix du pétrole restent un peu élevés pendant un certain temps, mais dès que cette situation prendra fin, je pense que ces prix vont baisser, même en dessous de leur niveau antérieur », déclare le président
Washington DC
AA / Washington / Michael Hernandez
Le président américain, Donald Trump, a reconnu l’impact économique de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran sur les prix du pétrole, tout en promettant aux Américains une baisse des cours à l’issue du conflit.
« Si les prix du pétrole sont un peu élevés pendant un certain temps, dès que cela prendra fin, ils vont baisser, je pense, à un niveau même inférieur à celui d’avant », a déclaré le président aux journalistes dans le Bureau ovale, en recevant le chancelier allemand Friedrich Merz.
Les prix du pétrole ont fortement augmenté depuis le lancement, aux premières heures de samedi, des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, qui ont éliminé plusieurs hauts responsables, dont le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei.
L’Iran a riposté par des salves massives visant des bases américaines, des installations diplomatiques et du personnel militaire dans la région, ainsi que plusieurs villes israéliennes. Les attaques ont continué de s’intensifier.
Avant même les frappes, les prix étaient orientés à la hausse. Le 27 février, le Brent a clôturé en hausse de 2,8 % à 73 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) gagnait 2,6 % à 67,17 dollars.
Les marchés étant fermés les 28 février et 1er mars, les informations sur les frappes américano-israéliennes n’ont pas immédiatement influé sur les cours. Toutefois, une prime de risque géopolitique accumulée s’est matérialisée par une forte ouverture en début de semaine.
Le 2 mars, le Brent a bondi de 7,1 % pour clôturer à 78,15 dollars, tandis que le WTI progressait de 6,2 % à 71,33 dollars, atteignant des niveaux inédits depuis plusieurs mois.
Plus tard dans la journée, des déclarations du général de brigade Ebrahim Jabbari, conseiller principal du commandant en chef du Corps des gardiens de la révolution islamique, affirmant que le transit des navires et des pétroliers dans le détroit d’Ormuz avait été interrompu et avertissant que tout navire tentant de passer serait pris pour cible, ont ravivé les craintes de perturbations plus profondes de l’approvisionnement.
Ces propos, tenus lors d’une période de faible activité sur les marchés mondiaux le 2 mars, ont propulsé le Brent à 80,80 dollars lors des premiers échanges en Asie, son plus haut niveau en près de quinze mois.
Friedrich Merz a reconnu l’impact du conflit sur son pays, déclarant : « Cela nuit bien sûr à nos économies ».
« C’est vrai pour les prix du pétrole, et c’est vrai également pour les prix du gaz. C’est pourquoi nous espérons tous que cette guerre prendra fin le plus rapidement possible », a-t-il ajouté.
« Nous espérons que l’armée israélienne et l’armée américaine font ce qu’il faut pour mettre fin à cette situation et permettre l’installation d’un nouveau gouvernement qui reviendra à la paix et à la liberté », a-t-il conclu.
*Traduit de l'anglais par Wafae El Baghouani
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