Trump confie à ses conseillers être prêt à mettre fin à la guerre en Iran même si le détroit d'Ormuz reste fermé
- Une opération pour rouvrir la voie navigable prolongerait probablement le conflit au-delà du calendrier de quatre à six semaines privilégié par le président américain, ont déclaré des responsables de l'administration au Wall Street Journal
AA / Washington / Diyar Guldogan
Le président américain Donald Trump a déclaré à ses conseillers qu'il était prêt à mettre un terme progressif à la campagne militaire américaine contre l'Iran, même si le détroit d'Ormuz, d'une importance stratégique vitale, reste en grande partie fermé, a rapporté lundi le Wall Street Journal (WSJ).
Citant des responsables de l'administration, l'article indique que Trump et son équipe ont conclu qu'une opération visant à rouvrir le détroit immédiatement prolongerait le conflit au-delà du délai de quatre à six semaines qu'il privilégie.
Au lieu de cela, l'administration prévoit d'atteindre ses objectifs fondamentaux, paralyser la marine et les capacités balistiques de l'Iran, tout en faisant pression diplomatiquement sur Téhéran pour qu'il autorise la reprise du libre-échange via cette voie maritime.
Si la diplomatie échoue, Washington s'en remettrait à ses alliés européens et du Golfe pour prendre la direction des opérations visant à rouvrir le détroit, selon le journal.
Il existe également des options militaires que Trump pourrait décider d'employer, mais elles ne constituent pas sa priorité immédiate, ont-ils précisé.
La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré lundi aux journalistes que les États-Unis « travaillaient en vue d'un retour » à des opérations normales dans le détroit.
Israël et les États-Unis ont lancé une attaque militaire contre l'Iran le 28 février, alors que des négociations étaient en cours entre Téhéran et Washington.
L'Iran a riposté en frappant des cibles en Israël ainsi que dans plusieurs pays de la région abritant des bases américaines.
L’ancien guide suprême iranien, Ali Khamenei, ainsi que de nombreux hauts responsables ont été tués lors des frappes américano-israéliennes.
Le général de brigade Ebrahim Jabbari, conseiller du commandant en chef des Gardiens de la révolution iraniens, a déclaré tard le 2 mars que les navires ne seraient pas autorisés à transiter par le détroit d'Ormuz, avertissant que tout navire tentant de le traverser serait pris pour cible.
Cette déclaration, qui concerne un détroit par lequel transite environ un quart du commerce pétrolier mondial, a ravivé les craintes sur l'approvisionnement énergétique mondial et provoqué de vives turbulences sur les marchés.
* Traduit de l'anglais par Mariem Njeh
