Trump affirme que les États‑Unis veulent des discussions avec l’Iran mais qu’il n’y a « personne à qui parler »
- « Nous avons du mal. Nous voulons leur parler, mais il n’y a personne à qui parler », déclare le président américain
Washington DC
AA/Washigton/Rabia Iclal Turan
Le président américain Donald Trump a déclaré vendredi que Washington cherche à engager des discussions avec l’Iran, mais qu’« il n’y a personne à qui parler » après plusieurs semaines de frappes américano-israéliennes qui, selon lui, auraient décimé la direction du pays.
Lors d’une remise de trophée à la Maison-Blanche, Trump a affirmé : « Nous avons du mal. Nous voulons leur parler, mais il n’y a personne à qui parler. Et vous savez quoi, nous aimons cela ainsi. »
« Leur marine a disparu. Leur force aérienne a disparu. Leur défense anti-aérienne a disparu. Tout a disparu. Leur radar a disparu. Leurs dirigeants ont disparu », a-t-il poursuivi.
« Maintenant, personne ne veut plus être un dirigeant là-bas. »
Malgré ces propos, Trump a réaffirmé que l’objectif de Washington reste d’empêcher l’Iran de se doter d’armes nucléaires : « Nous ne les laisserons pas avoir d’armes nucléaires, car s’ils en avaient, ils les utiliseraient », justifiant ainsi la guerre, un argument que ses détracteurs jugent infondé.
Le président a également indiqué que le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, se trouvait dans la salle de crise de la Maison-Blanche lors de l’événement, soulignant qu’il avait la possibilité d’y assister mais avait choisi de rester sur place.
Trump a enfin revendiqué des gains militaires majeurs, affirmant que des éléments navals iraniens avaient été anéantis en quelques jours : « Ils avaient une marine il y a deux semaines. Ils n’ont plus de marine. Tout est au fond de la mer, 58 navires détruits en deux jours. »
Les tensions régionales ont fortement augmenté depuis que les États-Unis et Israël ont lancé des frappes conjointes contre l’Iran le 28 février, qui auraient fait environ 1 300 morts, dont l’ancien guide suprême iranien Ali Khamenei, le haut responsable Ali Larijani et plus de 150 enfants dans une école primaire de filles.
L’Iran a réagi par des frappes de missiles et de drones ciblant Israël et ce qu’il décrit comme des installations liées aux États-Unis dans la région, intensifiant davantage le conflit.
