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Trump affirme « préférer » saisir le hub pétrolier iranien alors que des troupes sont déployées dans la région

- Le président américain évoque la possibilité de s'emparer du pétrole iranien et cite l'île de Kharg comme cible potentielle dans un contexte de tensions croissantes, selon un reportage

30.03.2026 - Mıse À Jour : 30.03.2026
Trump affirme « préférer » saisir le hub pétrolier iranien alors que des troupes sont déployées dans la région

AA / Ankara / Merve Berker 

Le président américain Donald Trump a déclaré qu'il « préférerait » « prendre le pétrole » en Iran et a indiqué que Washington pourrait saisir l'île de Kharg, principal hub d'exportation, alors que les forces américaines renforcent leur présence au Moyen-Orient, selon un reportage publié dimanche.

« Pour être honnête avec vous, ce que je préfère, c'est prendre le pétrole en Iran », a-t-il déclaré dans un entretien accordé au Financial Times, comparant cette approche au Venezuela, où les États-Unis visent à contrôler le secteur pétrolier « indéfiniment ».

Ces déclarations interviennent alors que les prix du pétrole ont augmenté de plus de 50 % en un mois, le Brent dépassant les 116 dollars le baril dans le contexte du conflit opposant les États-Unis, Israël et l'Iran.

« Peut-être que nous prenons l'île de Kharg, peut-être pas. Nous avons beaucoup d'options », a déclaré Trump au sujet d'éventuelles opérations, ajoutant qu'une telle décision « signifierait également que nous devrions y rester un certain temps ». « Je ne pense pas qu'ils aient une quelconque défense. Nous pourrions la prendre très facilement », a-t-il ajouté.

Le Pentagone a ordonné le déploiement de 10 000 soldats entraînés pour des opérations terrestres, dont environ 3 500 sont déjà arrivés dans la région, parmi lesquels approximativement 2 200 Marines, tandis que des forces supplémentaires sont en route.

Des responsables ont averti qu'une attaque contre l'île de Kharg pourrait accroître les risques pour les soldats américains et prolonger le conflit.

Parmi les développements récents figurent une attaque contre une base aérienne saoudienne ayant blessé 12 soldats américains et endommagé un avion de surveillance d'une valeur de 270 millions de dollars, ainsi qu'un tir de missile balistique des forces houthies du Yémen en direction d'Israël.

Malgré l'escalade, Trump a indiqué que des pourparlers indirects avec l'Iran via des « émissaires » pakistanais progressaient, ajoutant : « Un accord pourrait être conclu assez rapidement. »

Il a également déclaré que l'Iran avait autorisé 20 pétroliers battant pavillon pakistanais à traverser le détroit d'Ormuz, affirmant : « Ils nous en ont donné 10. Maintenant ils en donnent 20. »

Les escalades régionales se poursuivent depuis qu'Israël et les États-Unis ont lancé une offensive contre l'Iran le 28 février, faisant plus de 1 340 morts à ce jour, dont l'ancien Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei.

L'Iran a riposté par des frappes de drones et de missiles ciblant Israël, la Jordanie, l'Irak et des pays du Golfe accueillant des installations militaires américaines, causant des victimes et des dommages aux infrastructures, tout en perturbant les marchés mondiaux et l'aviation.

* Traduit de l'anglais par Mariem Njeh

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