Transfert "d'armes nucléaire" à l'Ukraine : Moscou exhorte les parlementaires français et britanniques à réagir
- Les accusations d'un transfert d'armement nucléaire vers Kiev ont été démenties par les capitales concernées
Istanbul
AA / Istanbul / Mariem Njeh
La présidente du Conseil de la Fédération de la Russie, Valentina Matvienko, a exhorté mardi les parlementaires français et britanniques à demander des comptes à leurs dirigeants, qu'elle accuse de « collusion secrète » visant à doter l'Ukraine d'armes nucléaires.
Dans un communiqué publié mardi, Matvienko a expliqué que la « réaction rapide des sénateurs russes » vise à souligner la gravité des allégations formulées par le Service des renseignements extérieurs russe (SVR) et à « réitérer l'inadmissibilité, sous quelque forme que ce soit, de l'acquisition par l'Ukraine d'armes nucléaires ou de leurs composants ».
Rappelant que le statut dénucléarisé de l'Ukraine constituait l'une des conditions clés de la reconnaissance de son indépendance, la responsable russe a souligné que « ce statut n'est pas sujet à révision. Il ne doit y avoir aucune arme nucléaire en Ukraine. »
L'appel s'adresse directement aux élus occidentaux. « Nous attendons des parlementaires du Royaume-Uni et de la France, ainsi que des institutions internationales compétentes, qu'en réponse à notre appel, ils expriment leur position concernant la tentative de collusion secrète de (Keir) Starmer et (Emmanuel) Macron », a déclaré Matvienko.
Elle les a enjoints à « les appeler à rendre des comptes au nom de la communauté politique, ou à partager pleinement la responsabilité avec eux pour ces actions qui contreviennent au droit international ». De telles initiatives « compromettent gravement le niveau de sécurité sur l'ensemble du continent, et avant tout pour les Britanniques et les Français eux-mêmes », a-t-elle averti.
Des allégations fermement démenties
Plus tôt dans la journée, le SVR avait affirmé que Paris et Londres travaillaient à un transfert dissimulé de composants et de technologies à l'Ukraine, citant notamment la charge nucléaire française TN75. À la suite de ces allégations, le Conseil de la Fédération russe a proposé de saisir le Conseil de sécurité de l'ONU, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et la Conférence d'examen du Traité sur la non-prolifération (TNP).
Ces accusations d'un transfert d'armement nucléaire vers Kiev ont été démenties par les capitales concernées. L'Ukraine a dénoncé un « mensonge absurde ».
De son côté, un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a dénoncé une « désinformation flagrante », tandis qu'un porte-parole du Premier ministre britannique a assuré qu'il n'y avait « aucune part de vérité là-dedans », rapportent les médias locaux.
À Kiev, le président ukrainien a exhorté Donald Trump à se rendre en Ukraine afin de constater « de ses propres yeux » la situation sur le terrain. Zelensky a affirmé que son pays « défend la vie » face à « l’attaque d’un État contre un État souverain », désignant Vladimir Poutine comme « la cause » du conflit.
Plusieurs tentatives de pourparlers ont été engagées entre les deux pays en vue de trouver une issue au conflit.
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