Syrie : L’OIAC confirme l’utilisation du chlore à Saraqeb en février dernier
- La mission d’enquête a découvert que le chlore a été libéré de cylindres par effet mécanique, dans le quartier d'Al Talil, à Saraqeb
Abduljabbar Aburas
16 Mai 2018•Mise à jour: 17 Mai 2018
Netherlands Antilles
AA/ Ankara
L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) a annoncé, mercredi, que le chlore avait été utilisé lors d’une attaque contre la ville de Saraqeb, dans la province syrienne d’Idlib, il y a de cela près de 4 mois.
Un communiqué de l’OIAC précise que la mission d’enquête, relevant de l’Organisation, a confirmé dans son rapport, mardi, l’usage du chlore comme arme chimique, le 4 février dernier, dans la ville syrienne de Saraqeb (nord-ouest).
La mission a découvert que le chlore a été libéré de cylindres par effet mécanique, dans le quartier d'Al Talil à Saraqeb, ajoute le communiqué.
Des témoins oculaires et des échantillons prélevés dans la région, sur lesquels s’est basée la mission d’enquête, ont également prouvé une présence inhabituelle de chlore dans l’environnement local.
D’autre part, certaines personnes hospitalisées souffrent de symptômes qui prouvent leur exposition au chlore et à d’autres matières toxiques.
L’Organisation a souligné que les pays signataires de l’accord sur les armes chimiques ont reçu le rapport de la mission d’enquête, concernant l’attaque de Saraqeb.
Le rapport a également été transmis au Conseil de Sécurité, par l’intermédiaire du Secrétaire général des Nations Unies.
Le 4 février dernier, le Régime syrien avait mené une attaque au chlore contre la ville de Saraqeb, placée sous le contrôle de l’Opposition à Idlib.
Sept civils avaient été asphyxiés lors de cette attaque, selon la déclaration à Anadolu de sources à la Défense civile (casques blancs).
Le Réseau syrien des droits de l’Homme avait indiqué que les hélicoptères du Régime avaient jeté des barils chargés de gaz toxique contre les maisons des civils, dans le quartier oriental de Saraqeb.
La mission d’enquête de l’OIAC vérifie l’usage ou non d’armes chimiques lors des attaques, sans préciser la partie responsable de ces attaques.