AA – Ankara-Idleb
Depuis le début de la guerre civile en Syrie, 120 000 terroristes étrangers combattent pour l’Iran dans les rangs de son allié, Bachar al-Assad.
À l’heure actuelle, les 22 groupes qui ont assiégés Idleb depuis trois axes, sont présents sur 232 points.
Le régime de Bachar al-Assad mène depuis longtemps ses opérations contre les forces de l’opposition en Syrie, non pas par l'intermédiaire de sa propre armée, mais surtout par le biais des forces terroristes étrangères soutenues par l'Iran.
Ces groupes sont actuellement positionnés à Idleb, Damas, Homs, le rif de Deir ez-Zor et surtout à la frontière libanaise.
Selon les informations obtenues par l’Agence Anadolu (AA) auprès des sources médiatiques appartenant aux groupes terroristes étrangers appuyés par l'Iran, la presse iranienne et les groupes d'opposition syriens sur le terrain, Téhéran a commencé son expédition paramilitaire en Syrie dès les premiers mois de l’année 2014.
Mais avant cela, les forces de l’opposition se sont retrouvées, sur les lignes de front, face aux milices du Hezbollah assistées par l'Iran. Le Hezbollah a d'abord soutenu le régime dans ses opérations près de la frontière libanaise à la fin de l’année 2012. Environ six mois plus tard, l’organisation a annoncé sa présence, en appui au régime, dans le district de Qousseir, dans le rif d’Homs.
Au cours de cette période, les commandants du corps des Gardiens de la révolution islamique ont été appréhendés dans les zones de conflits, tels des «consultants» tandis que les soldats ont été considérés comme des «combattants».
En plus de rejoindre la guerre, le corps des Gardiens a également fourni formation et soutien logistique aux groupes paramilitaires qui combattaient en Syrie.
- Une concentration sur Idleb
Dès 2015, les forces iraniennes se sont concentrées sur les opérations de terrain, en intégrant les rangs du régime, lorsque les forces de l’opposition ont entièrement contrôlé Idleb et se sont davantage rapprochées de Lattaquié.
Dans une déclaration faite début 2015, Bachar al-Assad avait admis que l'armée syrienne était dans une situation difficile et que le nombre de soldats avait considérablement diminué.
L'armée et l'intelligence iraniennes, qui voulaient maintenir le régime, ont conduit en Syrie des dizaines de milliers de combattants terroristes étrangers d'Irak, du Liban, de l’Afghanistan et du Pakistan.
Ces forces ont joué un rôle principal dans les régions de Madaya, Zebadani et la vallée de Barada, où des dizaines de milliers de civils ont vécu sous blocus et dont grand nombre d’entre eux ont succombé à la faim.
Par ailleurs, des milices qui déposaient des mines autour des habitations ont privé les civils de toute aide humanitaire.
En raison de la proportion insupportable de la tragédie humaine, le peuple syrien et les forces de l’opposition ont dû quitter la région. Ainsi, le régime a initié le processus d'évacuation obligatoire, moyen auquel il recourt souvent.
- La plupart des attaques ont eu lieu à Alep
Les forces iraniennes ont mis en scène leurs attaques les plus intenses à Alep, où elles se sont installées dès le début de 2014.
Les forces qui ont livré Alep au régime, après les tragédies qu’ont vécues les centaines de milliers de civils assiégés, ont vidé l’ensemble de la région d’Homs, de la Ghouta, de Deraa et de Quneytra en l’espace de quatre mois grâce à la méthode du «blocus-attaque-déportation».
Les forces iraniennes ont immédiatement ciblé Idleb. Les groupes terroristes étrangers, assistés par l’Iran, ont, depuis ces trois derniers mois, encerclé l’est, l’ouest et le sud d’Idleb.
- La moitié des groupes soutenus par l'Iran se concentrent sur Idleb
En Syrie se trouvent plus de 120 000 terroristes étrangers soutenus par l’Iran. Environ la moitié de ces forces sont déjà positionnées autour d’Idleb.
Les quelques 22 groupes terroristes étrangers, soutenus par l'Iran, et qui se trouvent dans les rangs du régime qui ont encerclé la zone de désescalade d’Idleb, sont présents au niveau de 232 points.
Parmi eux, douze groupes se trouvent dans le rif de Alep, sept sont présents dans le Sud-est d’Idleb au Nord du rif de Hama et trois sont positionnés dans le Sud-ouest d’Idleb dans le rif de Lattaquié.
Selon les sources locales de l’AA, les groupes présents actuellement à Homs et Damas, se rendront à Idleb en cas d’opération.
- Pertes de l'Iran
En outre, l’Iran a également subi d’importantes pertes lors de ses opérations contre les forces de l’opposition.
Au moins quinze généraux ont été tués dans des affrontements depuis février 2013, selon les informations compilées par l’AA à partir des médias officiels et semi-officiels de l'Iran et des sources de sécurité.
Le décès de Hossein Hamadani, adjoint de Qasem Soleimani, commandant général des Forces Al-Qods [affiliées au corps des Gardiens de la révolution islamique], constitue la plus grande perte de l’Iran sur le territoire syrien.