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Slovaquie : Rubio affirme que les États-Unis ne quitteront pas l’OTAN et plaide pour une défense européenne renforcée

- En visite à Bratislava aux côtés de Robert Fico, Marco Rubio affirme que Washington reste engagé au sein de l’OTAN et juge qu’une défense européenne plus forte consolidera l’Alliance

Yasin Gungor  | 15.02.2026 - Mıse À Jour : 15.02.2026
Slovaquie :  Rubio affirme que les États-Unis ne quitteront pas l’OTAN et plaide pour une défense européenne renforcée

Istanbul

AA / Istanbul / Yasin Gungor

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a affirmé ce dimanche que les États-Unis ne quittaient pas l’Otan, estimant qu’un renforcement des capacités de défense européennes rendrait l’Alliance « plus forte », lors d’une visite à Bratislava aux côtés du Premier ministre slovaque Robert Fico.

« Nous ne quittons pas l’Otan. Nous ne la quittons pas (…) Nous pouvons déplacer quelques milliers de soldats d’un pays à un autre, mais cela a toujours été le cas », a-t-il déclaré devant la presse dans la capitale slovaque.

Il a critiqué les interprétations selon lesquelles les appels de Washington à une plus grande contribution des alliés européens équivaudraient à un désengagement américain. « Chaque fois que nous disons cela, les gens deviennent fous. Ils pensent que cela signifie que vous allez abandonner l’Otan, que vous allez abandonner vos alliés », a-t-il dit, avant de préciser : « Ce que nous disons, c’est que plus nos alliés sont forts, plus nous sommes forts collectivement. »

Washington ne considère pas le renforcement des capacités militaires européennes comme une menace pour son influence, mais comme une évolution nécessaire du partenariat, a-t-il souligné. « Nous ne sommes pas menacés et nous ne considérons pas comme hostile le fait de voir l’Otan développer ses propres capacités, non pas indépendamment des États-Unis, mais en coordination avec les États-Unis », a-t-il ajouté.

Rejetant l’idée d’une dépendance durable de l’Europe à la protection américaine, il a affirmé : « Nous ne demandons pas à l’Europe d’être un vassal des États-Unis. Nous voulons être votre partenaire. » « Nous ne pensons pas que ce soit une chose négative que d’autres pays aient davantage d’influence au sein de l’Otan », a-t-il poursuivi.

Le chef de la diplomatie américaine a également mis en avant l’accent mis par l’administration du président Donald Trump sur l’Europe centrale. « Dans les semaines, les mois et les années à venir, sous la présidence de Donald Trump, cette administration fera de la Slovaquie, mais aussi de l’Europe centrale, un élément clé de notre engagement sur le continent et dans le monde », a-t-il déclaré.

Estimant que l’alignement des intérêts nationaux des États-Unis et de la Slovaquie constituait « une opportunité extraordinaire de coopération », il a salué le choix de Bratislava d’opter pour le programme F-16 afin de renforcer ses capacités aériennes. Les États-Unis sont « très heureux » de cette décision, a-t-il affirmé, en ajoutant : « Nous espérons que vous envisagerez également d’autres projets (…) sur lesquels nous pourrons travailler ensemble. »

* Traduit de l'anglais par Serap Dogansoy




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