Tarek Fathi Mohamed
29 Juin 2021•Mise à jour: 29 Juin 2021
AA / New York
Six pays ont appelé à une session publique du Conseil de sécurité des Nations unies sur les développements au Tigré éthiopien, suite à l'entrée des rebelles, dans la capitale, Mekele.
Des sources diplomatiques auprès des Nations Unies ont indiqué à l'Agence Anadolu que les délégations des États-Unis, du Royaume-Uni, de la France, de l'Irlande, de la Norvège et de l'Estonie auprès de l'organisation internationale avaient appelé lundi, à tenir une réunion publique du Conseil de sécurité cette semaine sur le Tigré.
Les forces rebelles en Éthiopie sont entrées dans la ville de Mekele, la capitale du Tigré, au nord du pays, selon l'agence américaine Bloomberg.
Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a estimé que les récents événements dans la région du Tigré en Éthiopie étaient extrêmement préoccupants.
Son porte-parole, Stéphane Dujarric, a déclaré dans un communiqué parvenu à AA, que ces événements montraient encore une fois, qu'il n'y a pas de solution militaire à la crise.
Et de souligner la nécessité de protéger les civils, de parvenir à acheminer une aide humanitaire aux personnes nécessiteuses et de trouver une solution politique.
Citant des sources informées, Bloomberg a rapporté que les forces rebelles étaient entrées dans la capitale du Tigré lundi après-midi, mettant ainsi à plat les efforts d'Abiy Ahmed, qui tentait de mettre la région sous le contrôle des forces fédérales.
La région du Tigré en Éthiopie est la proie de troubles sécuritaires depuis le 4 novembre 2020, des affrontements ayant éclaté dans la région entre l'armée fédérale et le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF).
Addis-Abeba a annoncé le 28 du même mois que l’opération du “maintien de l'ordre” avait débouché sur le contrôle de toute la région, en dépit des rapports faisant état de violations continues des droits de l'Homme dans la région. Des milliers de civils ont été tués et plus de deux millions autres déplacés.
*Traduit de l'arabe par Malèk Jomni