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Russie-Ukraine : Moscou affirme que ses objectifs ne sont pas atteints, Zelensky invite Trump à venir sur place

- Le Kremlin réaffirme la poursuite de son « opération militaire spéciale » et accuse Paris et Londres de projets nucléaires au profit de Kiev, tandis que le président ukrainien appelle le dirigeant américain à constater « la réalité de la guerre »

Serap Doğansoy  | 24.02.2026 - Mıse À Jour : 24.02.2026
Russie-Ukraine : Moscou affirme que ses objectifs ne sont pas atteints, Zelensky invite Trump à venir sur place

Istanbul

AA / Istanbul / Serap Dogansoy

La Russie a affirmé que ses objectifs en Ukraine n’étaient pas encore « atteints » et que son « opération militaire spéciale » se poursuivait, tout en accusant la France et le Royaume-Uni d’envisager un transfert d’armement nucléaire à Kiev, une allégation démentie à ce stade par les capitales occidentales. De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a invité Donald Trump à se rendre en Ukraine afin de constater « de ses propres yeux » la situation sur le terrain.

« Les objectifs ne sont pas encore atteints et c’est pourquoi l’opération militaire spéciale se poursuit », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors de son briefing quotidien, en réponse à une question de la presse française. Il réagissait aux propos de Zelensky affirmant que la Russie n’avait « pas atteint ses objectifs » de guerre.

Peskov a néanmoins assuré que « beaucoup » des objectifs de Moscou avaient déjà été remplis, précisant que « le but principal » était d’assurer « la sécurité des personnes » vivant dans l’est de l’Ukraine. L’expression « opération militaire spéciale » est le terme employé par les autorités russes pour désigner l’offensive lancée en février 2022 contre l’Ukraine.

Le porte-parole du Kremlin a par ailleurs qualifié de « violation flagrante du droit international » l’intention présumée de Paris et de Londres de transférer une bombe nucléaire à Kiev. Selon le Service russe de renseignement extérieur (SVR), les deux pays travailleraient à fournir à l’Ukraine une telle arme ainsi que ses vecteurs, c’est-à-dire les moyens permettant son acheminement, comme des missiles.

D’après le SVR, il serait question d’un transfert dissimulé de composants et de technologies, notamment autour de la charge nucléaire française TN75, associée au missile balistique mer-sol M51.1. L’Allemagne aurait, selon la même source, « prudemment refusé » de participer à un tel projet. Aucune preuve publique n’a été fournie à l’appui de ces assertions.

À la suite de ces déclarations, des sénateurs russes ont appelé à l’ouverture d’enquêtes aux niveaux national et international. Le Conseil de la Fédération, chambre haute du Parlement russe, a proposé de saisir le Conseil de sécurité de l’ONU, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et la Conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), qui encadre la diffusion de l’arme nucléaire à l’échelle mondiale.

À Kiev, Volodymyr Zelensky a exhorté Donald Trump à se rendre en Ukraine pour comprendre « ce dont il s’agit vraiment dans cette guerre » et déterminer « qui est l’agresseur ». S’exprimant près d’un mémorial en hommage aux soldats tués, il a affirmé que son pays « défend la vie » face à « l’attaque d’un État contre un État souverain », désignant le président russe Vladimir Poutine comme « la cause » du conflit.

En février 2023, le président américain Joe Biden avait effectué une visite surprise à Kiev pour réaffirmer le soutien des États-Unis à l’Ukraine.

Pour rappel, le 24 février 2022, la Russie a lancé une opération militaire en Ukraine, ce qui a provoqué de multiples réactions à l’échelle internationale notamment de l'Union européenne et des Etats-Unis, ainsi que l'imposition de sanctions financières et économiques à l'endroit de Moscou.

La Russie affirme être intervenue pour protéger les populations russophones majoritaires dans les régions séparatistes du Donbass, notamment celles de Donetsk et de Lougansk qui souhaitaient obtenir leur indépendance de l'Ukraine et qui ont fini par être annexées par la Russie suite à deux référendums tenus en septembre 2022 dans ces territoires.

La Russie pose, par ailleurs, comme préalable, pour mettre un terme à son opération, le renoncement de l'Ukraine à ses plans d'adhésion à des entités et alliances militaires, dont l'Otan, et l’adoption d’un statut de ‘’neutralité totale’’, ce que Kiev considère comme étant une ‘’ingérence dans sa souveraineté’’.Pour rappel, le 24 février 2022, la Russie a lance  une opération militaire en Ukraine, ce qui a provoqué de multiples réactions à l’échelle internationale notamment de l'Union européenne et des Etats-Unis, ainsi que l'imposition de sanctions financières et économiques à l'endroit de Moscou.

La Russie affirme être intervenue pour protéger les populations russophones majoritaires dans les régions séparatistes du Donbass, notamment celles de Donetsk et de Lougansk qui souhaitaient obtenir leur indépendance de l'Ukraine et qui ont fini par être annexées par la Russie suite à deux référendums tenus en septembre 2022 dans ces territoires.

La Russie pose, par ailleurs, comme préalable, pour mettre un terme à son opération, le renoncement de l'Ukraine à ses plans d'adhésion à des entités et alliances militaires, dont l'Otan, et l’adoption d’un statut de ‘’neutralité totale’’, ce que Kiev considère comme étant une ‘’ingérence dans sa souveraineté’’.

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